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INITIATION AU GREC DU NOUVEAU TESTAMENT

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Date d'ajout : samedi 30 novembre 2013

par ETUDES THEOLOGIQUES ET RELIGIEUS NOTES ET CHRONIQUES, 2013/1

La place importante donnée à l'ouvrage de J. DUFF s'explique par le fait qu'il prend la suite et remplace le manuel bien connu de J. W. WENHAM, qui a longtemps « régné» dans les facultés de théologie francophones. C'est donc à son prédécesseur qu'il convient de comparer le nouvel ouvrage pour se faire une idée précise de son originalité.
La première différence qui saute aux yeux concerne les corrigés des exercices : alors qu'ils figuraient dans un fascicule séparé (mais vendu avec le manuel) dans le WENHAM, ils sont intégrés à la fin du DUFF.
Une autre différence importante se remarque dans les exercices eux-mêmes: donnés en fin de chaque leçon sous la double forme de version A, puis de thème B dans le WENHAM, ils sont beaucoup plus variés et disposés différemment dans le DUFF : ils sont répartis en cours de chapitre selon la progression suivante: d'abord des exercices simples qui portent sur le point de grammaire qui précède immédiatement; puis des exercices de mi-parcours sous forme de 12 phrases (8 de version et 4 de thème) portant sur la première moitié du chapitre; enfin des exercices de fin de chapitre proposés selon la même formule que ceux de mi-chapitre.
Les exemples tirés du NT sont infiniment plus nombreux et variés dans le DUFF que dans le WENHAM du fait même du parti pris pédagogique de chacun des deux manuels, comme nous le verrons plus loin.
L'apprentissage du vocabulaire, dans les deux cas, repose sur la liste quasi identique des 600 mots les plus courants du NT (avec mention de leurs occurrences), mais le DUFF se distingue de son prédécesseur par le repérage d'une sous-liste d'environ 390 « mots de base », marqués d'un astérisque, les exercices en cours de chapitre ne fonctionnant qu'avec ce vocabulaire restreint. Autre différence: alors que le lexique était rejeté en fin du WENHAM, les mots de vocabulaire sont intégrés à la fin de chaque chapitre du DUFF. Les deux manuels comportent un lexique français-grec et un autre (ou un index) grecfrançais, mais curieusement, dans le DUFF, les noms et adjectifs qualificatifs (sauf les noms de la 3e déclinaison et sauf les adjectifs dans les lexiques) ne sont donnés qu'au nominatif singulier et pas au nominatif singulier + génitif singulier comme il est habituel de le faire.
Les tableaux synthétiques de morphologie et de grammaire sont situés en fm de manuel dans les deux cas, mais pour la morphologie verbale ceux du DUFF (qui ne comporte pas non plus de résumés de syntaxe) sont moins riches.
Signalons aussi que si le WENHAM proposait 7 tests de révision répartis au long des leçons, le DUFF n'en propose aucun. Le contenu lui-même occupe sensiblement le même nombre de pages dans les deux cas, mais se répartit en 20 chapitres dans le DUFF contre 44 leçons pour le WENHAM. Cela vient essentiellement du parti pris pédagogique adopté par chacun des deux manuels et qui les distingue assez nettement. Alors que WENHAM pratiquait la méthode déductive, traditionnelle, DUFF, qui adopte les modes didactiques contemporaines, propose une méthode inductive: il s'agit de partir du grec véritable, celui du NT ; ainsi le plus souvent, chaque chapitre (voire telle ou telle section à l'intérieur d'un chap.) s'ouvre avec une citation du NT. Cette méthode inductive rapproche le DUFF du manuel d'ELLUL-FLICHY ; mais alors que ce dernier pousse la logique de cette méthode à son terme et bâtit sa progression à partir de péricopes entières du NT, le DUFF utilise le plus souvent le texte du NT en réduisant ses citations à un verset, voire à un morceau de verset, ou même à un seul mot (cf. p. 37, chap. 31), ce qui montre le caractère assez superficiel de la démarche.

Dans son état actuel, le DUFF présente un certain nombre d'imperfections dont la gravité, parfois, surprend dans un manuel de ce niveau universitaire: terminologie discutable, et parfois « flottante » comme celle de l'augment souvent appelé « préfixe » ; formulations confuses ou incompréhensibles (cf. p. 167 sur l'indicatif futur et l'aoriste), voire aberrantes ou totalement erronées (comme « l'astuce» sur oida≠eidon p. 198) ; exemples sans rapport avec le contexte (ainsi p. 200) ; confusions, parfois graves, comme celle entre l'expression de l'éventuel, de l'irréel du présent ou du passé etc. dans le système conditionnel grec, p. 220-221.

Cela dit, n'oublions pas que le DUFF n'en est, en langue française, qu'à sa 1 re édition. Lorsque ses « erreurs de jeunesse» auront été corrigées dans les éditions ultérieures, ce manuel ne manquera pas de rendre de bons et loyaux services aux apprentis théologiens désireux de s'initier au grec du NT.


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