Editions BEAUCHESNE

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03. LE POUVOIR

03. LE POUVOIR

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Date d'ajout : mardi 18 juillet 2017

par R. THÉRY

MÉLANGES DE SCIENCE RELIGIEUSE, XXXVI, 1979

Le Pouvoir est le troisième ouvrage de la collection « Philosophie » de l'Institut catholique de Paris. Les deux premiers livres avaient pour titre Manifestation et Révélation et Le Mythe et le Symbole. Rappelons que cette collection, animée par la Faculté de philosophie, fait collaborer plusieurs auteurs à « l'expression d'une recherche philosophique relative aux thèmes capitaux de notre présente culture ».
Le nouvel ouvrage ne prétend évidemment pas à une étude systématique du phénomène du « pouvoir », même du simple point de vue philosophique : il a simplement lancé des coups de sonde, qui se révèlent d'ailleurs fort utiles, ne serait-ce que par les interrogations qu'ils soulèvent. Ce travail en commun n'a pas cherché à s'unifier dans une démarche systématique; il s'est librement élaboré au gré des goûts et des préoccupations personnels de chacun des rédacteurs. C'est cependant plus qu'un recueil de « Mélanges » car les divers chapitres convergent au moins en ce qu'ils font percevoir « une sorte de changement irrésistible » dans l'idée et les lieux du pouvoir.
L'ensemble des études se regroupe en trois parties, correspondant aux champs religieux, philosophique et politique du pouvoir.
Dans le champ religieux, une première contribution due à Jean Chatillon ; évoque la condamnation de certaines thèses de saint Thomas d'Aquin par Étienne Tempier, évêque de Paris. Elle fait apparaître le partage du pouvoir doctrinal entre le pape, l'évêque et l'université.
A cette étude d'un cas très particulier fait suite la réflexion d'ensemble de Dominique Dubarle sur le pouvoir et l'autorité dans l'Église chrétienne. Elle s'emploie à définir le rôle et la place respectifs du magistère, des théologiens et de la communauté croyante. C'est aussi l'occasion pour l'auteur de s'interroger sur la situation du croyant qui de l'intérieur de sa foi entend penser et parler en philosophe.
Dans le champ philosophique, sous le titre Démiurge de persuasion, Bernard Quelquejeu cherche des lumières sur le pouvoir à partir du langage tenu à son égard. Mais le langage lui-même est un pouvoir, qui d'ailleurs risque de se dégrader ou de se pervertir. A quelles conditions la parole du pouvoir sera-t-elle convaincante, méritera-t-elle de faire autorité ?
Si le langage exerce un pouvoir, comment la raison et donc la philosophie ne le feraient-elles pas ? A première vue « le pouvoir de la philosophie » paraît incontestable : sans elle notre civilisation ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Mais on peut se demander si à travers la philosophie, ce ne sont pas d'autres forces sociales qui agissent et exercent le véritable pouvoir. Pour répondre avec nuances à cette question, Pierre Colin se réfère à deux grands moments de la pensée philosophique : Platon et Descartes.
Enfin Jean Greisch (Le pouvoir des signes. Les insignes du pouvoir) prend pour hypothèse de travail que nous sommes en train d'assister à un véritable éclatement de la question du pouvoir, qui est loin de se borner à la sphère du politique. Aussi est-il temps de passer d'une théorie du pouvoir à une analytique du pouvoir.
Reste le champ politique : Jean Labarrière (La rationalité du pouvoir) recherche comment gérer raisonnablement l'héritage hégélien : à quelles conditions structurelles, objectives et subjectives, la liberté de l'individu pourra-t-elle se déployer dans une harmonie effective avec la liberté de tous ?
Enfin Hubert Faes (Pouvoir politique et forces productives) montre la manière dont le concept de forces productives permet à Marx de penser la réalité cachée du pouvoir.


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