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BIBLE DE TOUS LES TEMPS - La collection complète (volumes 1 à 8)

BIBLE DE TOUS LES TEMPS - La collection complète (volumes 1 à 8)

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Date d'ajout : mardi 05 septembre 2017

par Jean-Claude HAELEWYCK

REVUE THÉOLOGIQUE DE LOUVAIN, 18, 1987

La collection Bible de tous les temps, dont quatre des sept volumes prévus sont ici recensés (au moment où le lecteur lira ces lignes, la collection sera vraisemblablement complète), a pour objectif de poser les jalons d'une « histoire du recours pratique à la Bible ». Les directeurs veulent « ouvrir les yeux sur le lieu, la place, l'usage de la Bible dans la société occidentale, du Christ à nos jours: comment la Bible est découverte, mise en main, mise en œuvre, lue, méditée, vécue; comment la Bible devient un ferment pour des sociétés et des cultures ». Il a été demandé à une série d'experts (pour la plupart français) de traiter un sujet relevant du domaine de leurs recherches. Devant l'impossibilité pratique de donner ici le contenu, ne serait-ce même que le titre, des quatre-vingt-treize articles, force nous est de demeurer dans l'ordre des généralités.
Le premier volume traite du domaine grec et couvre une période allant du IIIe s. avant Jésus-Christ au XIe s., de la Septante jusqu'aux chaînes patristiques. Les contributions s'articulent autour des principaux thèmes suivants : le texte biblique, la liturgie, la Bible au service de la controverse ou de la pastorale, l'art chrétien… Les articles repris dans le second volume sur le monde latin antique sont regroupés sous quatre chapitres : l'arrivée du Livre en Occident, la Bible et la vie des communautés, l'inspiration biblique des styles de vie chrétienne et la Bible dans la vie intellectuelle et littéraire. C'est tout naturellement à Anne-Marie La Bonnardière (qui signe d'ailleurs plus de la moitié des contributions) que devait être confiée la direction du volume sur Augustin. La matière est répartie autour des questions suivantes : l'initiation biblique d'Augustin, Bible et liturgie, Bible et prière, le courrier biblique d'Augustin, intelligence des Écritures et prédication, Bible et polémique, la Bible dans la Cité de Dieu, la Bible « miroir » de l'éthique chrétienne. Le quatrième volume traite des aspects suivants de l'utilisation de la Bible au Moyen Age : le Livre, étudier la Bible, vivre la Bible (gouvernement des hommes et pastorale), Bible et nouveaux problèmes de chrétienté. Les volumes sont pourvus d'index (sauf le quatrième), d'une bibliographie au moins sommaire, parfois de planches.
Parmi les collaborateurs, les uns ont préféré esquisser une vue d'ensemble, donner une introduction aux questions traitées; les autres n'ont pas craint de présenter des études ponctuelles, et même une édition critique d'un sermon d'Augustin. De part et d'autre, il y a d'incontestables réussites. Le spécialiste comme le profane soucieux de s'instruire y trouveront matière à réflexion, à discussion aussi parfois. Le lector rudis commencera par les articles généraux pour s'aventurer ensuite dans le lacis des recherches plus serrées ; le lector prudens pourra s'émerveiller de la précision ou de l'originalité de certaines contributions et froncer les sourcils devant la rapidité de quelques affirmations.
Les lecteurs qui s'intéressent au texte de la Bible latine, vetus latina et vulgate, retiendront surtout les contributions de P. Petitmengin (Les plus anciens manuscrits de la Bible latine, vol. II, p. 89-127 ; La Bible à travers les inventaires de bibliothèques médiévales, vol. IV, p. 31-53), de P. Monat (Les testimonia bibliques. de Cyprien à Lactance, vol. II, p. 499-507), de Colette Estin (Les traductions du Psautier, vol. II, p. 67-88), de Laura Light (Versions et révisions du texte biblique, vol. IV, p. 55-93) et du regretté J. Gribomont (Les plus anciennes traductions latines, vol. II, p. 43-65; Cassiodore et la transmission de l'héritage biblique antique, vol. II, p. 143-152). Cette sélection est évidemment subjective. Le liturgiste, le patrologue, le dogmaticien, le canoniste, tous pourront en opérer une autre. Cela seul suffit à indiquer l'intérêt de cette belle réussite.
Ajoutons quelques notes de lecture (III,390,8 vol. = III, page 390, ligne 8). En l, 25,26ss : « Enfin, Jérôme un peu plus tard, sans voir peut-être tout ce que la Septante avait d'original, essaie de revenir étroitement à la 'vérité hébraïque' ». On a au contraire toutes les raisons de croire que Jérôme était bien conscient de l'originalité de la LXX. En voici quelques indices : la vetus latina, et donc indirectement la LXX, est le texte qui revient le plus naturellement sous sa plume (même dans le commentaire où le lemme est repris sous forme vulgate), car c'est elle qu'il a apprise dans sa jeunesse ; Jérôme a pillé sa vie durant les œuvres d'Origène, or les commentaires de ce dernier sont réalisés sur base de la LXX ; les grands commentaires de Jérôme réservent une large place à l'interprétation de la LXX, interprétation littérale comme allégorique. En I,316,4ss : il y a confusion entre l'Epistula 18 de Jérôme et son ln Esaiam. En 381, Jérôme rédige à Constantinople, auprès de Grégoire de Nazianze, un commentaire de la vision d'Isaïe chap. 6 (il deviendra la lettre 18) qu'il désavoue à mots couverts : De hac visione ante annos circiter triginta, cum essem Conslantinopoli et apud virum eloquentissimum Gregorium Nazianzenum (…) scio me brevem dictasse subitumque Iraclalum (ln Esaiam III; CC 73, p. 84). L'ln Esaiam date, lui, de 407-410, sauf le livre V rédigé vers 398. En II, 133,11 : « La Septante, décalque littéral de l'hébreu dans le grec hellénistique », une affirmation qui ne fait pas droit aux recherches actuelles sur la LXX ; peut-être pourrait-elle valoir pour le Pentateuque, certainement pas pour les autres livres. En II,140, 14s : transcription fautive de mots hébreux. Il est intéressant de confronter les avis de V. Saxer (11,348ss) et de P. Monat (11,501 ss) sur l'Ad Quirinum de Cyprien.


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