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BIBLE DE TOUS LES TEMPS - La collection complète (volumes 1 à 8)

BIBLE DE TOUS LES TEMPS - La collection complète (volumes 1 à 8)

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Date d'ajout : mardi 05 septembre 2017

par Michel CRÉPU

AUJOURD'HUI, mai 1985, 198

LA BIBLE EST AUSSI LE MIROIR DE L’OCCIDENT
La Bible n’est pas un météore tombé du ciel. Elle a son histoire. Cette histoire qu’entreprennent de nous conter les Éditions Beauchesne. Et à travers elle, l’histoire de l’Occident, Michel Crépu, qui a lu les deux premiers volumes, celui sur le monde grec ancien, l’aitre sur le Moyen Age, nous invite au voyage.
Deux choses frappent d'emblée… Premièrement, l'absence au départ d'un livre tout constitué mais un ensemble de manuscrits dispersés qui, peu à peu, vont constituer ce que nous appelons aujourd'hui la Bible. L'historien Willy Rordon rappelle que la Bible telle que nous la connaissons n'existe pas jusque vers la fin du IIe siècle. Le Nouveau Testament n'est encore qu'une « tradition  » au sein de laquelle on finira par isoler les Quatre Évangiles au milieu d'un fourmillement d'apocryphes… Deuxièmement : la question de la traduction qui entraîne aussitôt celle de l'interprétation. On passe de l'hébreu à l'araméen, puis au grec, au latin et, enfin, aux langues vernaculaires ...
Qui est le fils ?
Ainsi, Par exemple, de la première version grecque de l'Ancien Testament qu'on appelle la Septante où, d'une langue à l'autre, la traduction implique de véritables déplacements de significations dont on mesure mal la portée aujourd'hui et qui sont pourtant considérables. D'où la nécessité, plus les manuscrits circulent et se traduisent, d'une mise au clair. Effort pour préciser ce qu'il en est au juste du contenu de la Révélation et du débat sur ce même contenu qui, une fois l'événement christique advenu, va évidemment se resserrer entre juifs et chrétiens sur le statut d'un Testament par rapport à l'autre. Que « vaut » exactement l'Ancien si le Nouveau prétend l'accomplir ? Faut-il s'en débarrasser ou bien faut-il le garder, et si oui, à quel titre ? C'est le début, dès la fin du IIe siècle, de l'interminable conflit qui va opposer les « hérétiques » aux tenants de la « Grande Église ». Très vite, également, va se poser la question de l'identité du Christ : comment faire la part de l'humain et du divin dans le mystère de l'Incarnation ? Le Fils est-il l'égal du Père ou bien n'en est-il qu'un subordonné ? Comment un Dieu peut-il connaître l'expérience humaine sans déchoir immédiatement de sa condition divine ? On voit gue ces questions n'ont pas vieilli d'un poil… Les premiers siècles de l'Église sont le théâtre d'une fascinante entreprise d'équilibre entre l'acquit (l'Ancien Testament) et le Nouveau, au cours de laquelle s'illustrent les premiers grands noms de la théologie :
Grégoire de Nazianze, Théodoret de Cyr, saint Irénée… Peu à peu la mise au clair s'effectue, on reconnaît à l'Ancien son irréfutable valeur « fondatrice » hors de laquelle le Nouveau n'aurait aucun sens ; la figure du Christ s'affine sans perdre son caractère d'insaisissabilité. L'histoire de l'Église commence à prendre le grand large…
Les « quatre sens »
On la retrouve avec le second volume. En plein Moyen Age où la Bible est partout : au coin des enluminures, des chapiteaux d'églises, dans les vies légendaires de saints, dans les bibliothèques monastiques…
La Bible médiévale est à la fois un code de conduite et un inépuisable trésor d'interprétations, un « miroir » que l'on questionne sans cesse. Se développent les fameux « quatre sens de l'Écriture » : celui de l'histoire, qui donne son fondement au sens spirituel ou allégorique des figures du Livre ; le sens moral pour la conduite des mœurs, enfin le sens « anagogique », conduisant le chrétien des choses visibles aux choses invisibles, vers l'espérance de la Jérusalem céleste… Les écoles de théologies se multiplient au XIIe siècle dominé par la haute figure du cistercien saint Bernard de Clairvaux qui, sous l'inspiration des Bruno le Chartreux, Hugues de Saint-Victor et autres Rupert de Deutz, mettent au point de nouvelles « techniques » de lecture et d'approfondissement du Livre. Le grand modèle restant celui de la « lectio », lecture spirituelle qui voit le moine ruminer quotidiennement les écritures ainsi qu'un « pain mystique » comme l'écrit si magnifiquement Grégoire le Grand.
Deux volumes qui sont comme une invitation au voyage à l'intérieur d'une histoire de l'Occident qui n'aura cessé de tutoyer l'écriture comme un Maître de vie ouvrant les portes sur la mémoire du christianisme. Notre mémoire.


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