Editions BEAUCHESNE

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TH n°114 L'HISTORIOGRAPHIE DE L'ÉGLISE DES PREMIERS SIÈCLES

TH n°114 L\'HISTORIOGRAPHIE DE L\'ÉGLISE DES PREMIERS SIÈCLES

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Date d'ajout : vendredi 08 janvier 2016

par P. LEBEAU

REVUE : NOUVELLE REVUE DE THÉOLOGIE, janvier 2003

Alors que, depuis plus de 40 ans, le Congrès international des Études patristiques se réunit tous les 4 ans à Oxford, l'Université française s'était jusque très récemment peu souciée de la Bible ou de la littérature chrétienne des premiers siècles. Ce volume témoigne que cette frilosité, héritée d'une laïcité défensive, appartient décidément au passé. Cette évolution, préparée depuis le milieu du XXe siècle par des initiateurs tels qu'Henri de Lubac et Jean Daniélou, se trouve désormais institutionnalisée par une étroite collaboration de l'Université publique et d'Instituts confessionnels ou privés,
Après un premier Colloque international de langue française, qui s'est tenu à Paris en septembre 1996, dans les locaux de l'Institut catholique de Paris, et dont les Actes ont été publiés en 1998, sous le titre Les apologistes chrétiens et la culture grecque, dans la collection « Théologie historique » (cf. NRT 123 [2001] 643), le présent volume nous offre aujourd'hui les contributions présentées au cours d'un IIe Colloque, organisé conjointement par l'Institut catholique de Paris et l'Université de Tours, du 11 au 13 septembre 2000, dans les locaux de celle-ci. Il est évidemment impossible de détailler ici, même brièvement, les quelque 600 pages reproduisant les études présentées par les 36 spécialistes (dont neuf non français) qui ont pris part à ce Colloque, Ainsi que le constate dans la Préface le Prof. Michel Quesnel, une des originalités de cette publication réside dans le fait qu'elle fait éclater certaines frontières : séparation académique classique entre exégèse biblique et études patristiques ; entre écrits canoniques, apocryphes, écrits des Pères apostoliques. Elle soulève également une question récurrente: « Qui, parmi les historiographes chrétiens antiques, mérite le titre d'historien ? »
Dans l'ensemble, et quel que soit leur objet, ces contributions diverses apportent à cette question une réponse déjà formulée substantiellement par R. Aron, H.I. Marrou, P. Ricœur, et que D. Marguerat traduit en ces termes : « L'histoire est récit, et, comme telle, construite à partir d'un point de vue… Elle n'aligne pas des faits nus… mais uniquement des faits interprétés en fonction d'une logique posée par l'historien ». Une vérification particulièrement frappante de ce principe est le fait que l'argument apologétique de la réussite du christianisme, invoqué déjà par Eusèbe de Césarée, et développé au début du Ve siècle par Prudence, se renforce paradoxalement en adaptant au monothéisme chrétien l'argument païen de la réussite de Rome voulue par les dieux protecteurs de l'Empire : l'extension de l'Empire romain est dû à la volonté de Dieu qui « a décidé de soumettre à un seul empire toutes les nations civilisées, de leur faire porter les liens sans rudesse d'un état où régnât la concorde, afin que l'amour de la religion s'emparât des cœurs des hommes » (p. 56). Cette interprétation de l'histoire, ajouterons-nous, déjà esquissée chez Tertullien en 196, devait connaître une singulière fortune puisqu'au début du XXe siècle, Charles Péguy devait encore y faire écho dans son Ève : « Les pas des légions avaient marché pour lui… », Ce précieux volume se conclut par une étude magistrale de Maurice Vallery-Radot : « Un Père de l'Église à la pensée moderne : Cyprien, évêque de Carthage (248- 258) ».


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