Editions BEAUCHESNE

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01- L'EGLISE ET L'ETAT, COURS DE SORBONNE INEDIT (1850-1851)

01- L\'EGLISE ET L\'ETAT, COURS DE SORBONNE INEDIT (1850-1851)

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Date d'ajout : mardi 02 mai 2017

par Achiel PEELMAN

ÉGLISE ET THÉOLOGIE, 12, 3, 1981

Ce livre est le premier d'une nouvelle série intitulée « Textes, Dossiers, Documents » , qui, d'après Émile Poulat (Préface, p. III) promet d'enrichir de manière originale la collection « Théologie » à la tradition déjà ancienne. Celle nouvelle série a pour but d'éditer les textes de grands auteurs de la fin du XIXe et du début du XXe siècles qui furent les promoteurs d'une haute culture catholique.
La lecture de ce premier volume nous a amplement convaincu de la valeur d'une telle entreprise. Nous ignorons trop facilement l'importance du XIXe siècle, particulièrement en ecclésiologie. L'explosion théologique de l'École de Tübingen, le premier concile du Vatican et la crise moderniste continuent pourtant à marquer notre propre époque, même après « la rupture culturelle » dont l'après-concile (Vatican II) est parfois accusé. Il est donc important d'avoir un accès direct aux œuvres de ceux qui, au XIXe siècle, ont en quelque sorte préparé et inauguré notre propre aventure théologique. Le choix de l'abbé Henry Maret, comme premier auteur de cette nouvelle série, est significatif. Le cours qu'il donnait à la Sorbonne en 1850-1851 porte sur la relation entre l'Église et l'État et pose directement la question du rapport entre la démocratie et la religion chrétienne. On se saurait donc douter de l'actualité de ce texte qui soulève également le problème de la libre discussion des théologiens sur des problèmes qui ne relèvent pas directement des dogmes, mais qui sont continuellement impliqués dans la confrontation entre la foi chrétienne et la civilisation.
L'édition de ce livre est extrêmement soignée. Une assez longue introduction (p. 15-80) nous présente l'abbé Maret comme professeur à la Sorbonne et analyse déjà le contenu de son cours. Ceci est suivi d'un bref exposé sur la situation politique de l'auteur qui, en 1860, est nommé évêque de Vannes par décret impérial, mais dont le pape refuse l'institution canonique. En 1861 l'abbé Maret sera néanmoins sacré évêque par le Cardinal Morlot et participera au premier concile du Vatican où il se trouve évidemment parmi la minorité. Maret a vécu les paradoxes de la fidélité à l'Église jusqu'au bout, aussi bien comme théologien que comme évêque, dans un contexte socio-politique extrêmement difficile. Il veut promouvoir une politique de réconciliation entre l'Église et le monde moderne selon le principe exposé dans son cours de 1850-185 : l'union morale (de l'Église et de l'État) dans la liberté. C'est pourquoi il aimait voir dans l'épiscopat français des hommes capables de comprendre leur temps et d'éviter le divorce entre le catholicisme et la civilisation. Mais peut-être pour les mêmes raisons il écrira plus tard un livre où il combat jusqu'au bout l'infaillibilité « absolue, séparée, personnelle » du pape, tout en acceptant « in extremis » le dogme de 1870 et en désavouant ses erreurs. Il voulait le complet affranchissement de l'Église par rapport à l'État, mais s'appuyait sur le concordat napoléonien dans l'espoir de mieux protéger l'Église contre les entreprises anticléricales et antichrétiennes ...
L'édition du texte du cours de Sorbonne (1850-1851) est remarquable. Le texte lui-même (p. 85-231) est suivi des notes de l'éditeur sur les huit chapitres du cours (p. 235-278) et d'un plan détaillé du cours lui-même (p. 279-306). Une première annexe (p. 307-308) fournit la liste des collègues de l'abbé Maret à la Faculté des Lettres pendant les années universitaires 1849-1850 et 1850-1851. Une deuxième annexe présente la bibliographie donnée par Maret pour son cours de 1850-1851.
L'ensemble de ces données montre que l'éditeur, M. Claude Bressolette, docteur en théologie et en histoire, a tout fait pour bien situer (historiquement, politiquement, ecclésiologiquement) son auteur et pour rendre la lecture du cours plus agréable. Mentionnons enfin que pour Claude Bressolette l'abbé Maret n'avait plus de secrets. Il lui a consacré une thèse intitulée « L'abbé Maret. Le combat d'un théologien pour une démocratie chrétienne (/830-1851) » , publiée chez Beauchesne en 1977. Il fut donc bien préparé pour ouvrir celte nouvelle série et il s'est acquitté de celte tâche d'une façon remarquable.


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