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09 - LES SCIENCES RELIGIEUSES DE 1800 A 1914

09 - LES SCIENCES RELIGIEUSES DE 1800 A 1914

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Date d'ajout : vendredi 22 janvier 2016

par Claude SAVART

REVUE : REVUE D'HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE FRANCE, 83, 1997

Après les Jésuites et les Protestants (cf. R.H.E.F., t. 73, p. 360 et 80, p. 153), voici le troisième volume de la collection à se placer au niveau national. Il ne s'en différencie pas moins, non seulement de la série régionale, m'ais encore de ses deux prédécesseurs. Certes la structure d'ensemble est la même : introduction générale (p. v-xxv), puis la « foule innombrable » des 714 notices, sélectionnées - on l'imagine - après mûres réflexions et longs débats. On ne peut pas cependant ne pas regretter le choix d'arrêter l'enquête à 1914, rejetant un demi-siècle qui ne sera sans doute jamais traité ; il aurait été convenable de mentionner cette limite sur la couverture, puisque ce n'est pas celle de la collection. Dans l'introduction, François Laplanche brosse une belle synthèse du climat politico-culturel du siècle, ou plutôt de ses climats successifs, depuis le traditionalisme jusqu'au modernisme. Mais il renonce à dresser, comme les volumes précédents nous y avaient habitués, le tableau statistique de l'ensemble des notices. Ne chicanons pas ; il faut avant tout saluer l'immense effort déployé par le maître d'œuvre : il a orchestré le travail de 140 collaborateurs - c'est un premier exploit - et composé lui-même plus de 20 % des notices.
Il ne peut être question d'entrer ici dans un examen détaillé du choix des notices, pas plus que du contenu de chacune d'elles. On n'essaiera que de caractériser d'un peu plus près l'ensemble de l'ouvrage. Celui-ci ne s'en est pas tenu aux problématiques de la théologie ou de l'exégèse ; il s'est ouvert à ce qu'avaient à nous dire la philosophie, l'histoire, l'orientaliame ou la médecine. Aussi a-t-il fait place, en face des 50 % des notices consacrées à des « clercs. catholiques de toutes couleurs, à un contingent exceptionnellement important de personnalités détachées de tout lier confessionnel ou même ouvertement hostiles à toute religion (environ 20 % du total, semble-t-il). Le lecteur est un peu surpris par la notice fleuve (5 pages) concédée à Loisy ; par la faible représentation du judaïsme (3 % des notices !) ; par la solitude de Madame de Staël, qui représente à elle seule le sexe féminin (certes, on n'attendait pas une foule, mais à ce point !).
Signalons que la « liste des collaborateurs. (p. XXVII-XXVIII) aligne 141 noms, parce qu'elle en oublie deux ; Pierre Pierrard, pour la notice Pierre Larousse et Yves Blomme, pour la notice Émile Le Camus; et, plus curieusement, en ajoute trois dont on ne lit la signature au bas d'aucune notice. Mais peu importe. L'ouvrage de François Laplanche rendra des services considérables à tous les historiens - et à tous les « curieux » - du XIXe siècle religieux et culturel.


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