Editions BEAUCHESNE

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DICTIONNAIRE DE SPIRITUALITÉ - ÉDITION RELIÉE

DICTIONNAIRE DE SPIRITUALITÉ - ÉDITION RELIÉE

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Date d'ajout : mardi 12 décembre 2017

par P. André DERVILLE

L'initiative de cette publication revient à l'éditeur Gabriel Beauchesne et remonte à 1928.
Quatre ans plus tard, paraissait le premier fascicule (octobre 1932). On était alors en France
au temps des dictionnaires : Dictionnaire de la Bible (1891), avec son Supplément (1926),
Dictionnaire de théologie catholique (1899), Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de
liturgie (1903), Dictionnaire d'histoire et géographie ecclésiastique (1909), Dictionnaire
apologétique (1911), Dictionnaire pratique des connaissances religieuses (1925), etc. A
l'époque où le DS commence à paraître, tous ces dictionnaires étaient en cours, et certains le
sont encore ! C'était aussi le temps d'un renouveau d'intérêt pour les questions de la vie
spirituelle, avec un H. Brémond, la revue Vie spirituelle (1919), et la Revue d'ascétique et
mystique (1920).
Dès le début, l'orientation du DS est assez nette : plutôt qu'une théologie systématique de
l'ascèse et de la mystique, comme il y en eut tant à partir du 17e siècle, ce sera l'histoire de la
tradition spirituelle chrétienne, avec ses doctrines, très variées, dont le DS fait son objet. On
traitera donc de l'Écriture sainte et des manières dont elle a été méditée et comprise, des Pères
de l'église, des divers monachismes et ordres religieux, des écoles spirituelles, des grands et
des petits « moyens » de la vie spirituelle du chrétien (les sacrements, la liturgie, la prière
sous toutes ses formes, les « vertus » et 1'« ascèse »), les manifestations plus ou moins hautes
ou extraordinaires de la vie spirituelle (depuis les dévotions jusqu'à l'extase et l'union à Dieu),
mais encore les relations entre psychologie et cheminement spirituel. Quant au public visé,
c'était surtout celui des formateurs : professeurs de séminaires, directeurs spirituels ; mais il
était clair que le genre adopté serait austère et sérieux, proche du scientifique, comme il sied à
un dictionnaire de bonne tenue.
Les premiers directeurs (le maître d'œuvre, le Père M. Viller + 1952, le Père J. de Guilbert +
1942, et le Père F. Cavallera + 1954) prévoyaient une publication d'une vingtaine de
fascicules formant trois volumes. Assez vite il apparut que cette mesure était étriquée ; dès le
premier volume, l'article « Ascèse» est très développé. L'amplitude majeure est atteinte avec
la vaste enquête, non encore remplacée, sur la contemplation : 550 colonnes ! C'est que le DS,
se voulant œuvre d'Église, se doit d'être un lieu de rencontre et de confrontation, sans
partialité ni ostracisme, pour toute manière de concevoir et de vivre le mystère chrétien. Si
l'on a tant soit peu la fibre historique, on perçoit que la matière à traiter, dès lors, est immense.
D'autre part, du fait du développement des études sur la spiritualité, le DS s'est vu entraîné
vers un surcroît d'apparat scientifique. Rien que ces deux raisons explique que, dès la reprise
de la parution en 1947, après l'interruption due à la seconde guerre mondiale, la destination
pastorale du DS cède progressivement le pas aux exigences scientifiques et historiques et que
le public visé devienne de plus en plus les chercheurs et autres savants. C'est d'ailleurs le
moment où apparaissent les premiers universitaires parmi les collaborateurs du DS.
La notion même de spiritualité chrétienne a gagné en extension depuis trois décennies, au
point qu'il est parfois difficile de lui poser des frontières : ne regrette-t- on pas que des articles
« Dante » ou « Dostoïevski » n'aient pas été retenus, alors qu'on en est venu à en faire pour
« Nietzsche », « Novalis » et « Péguy » ? Qu'on songe encore aux avancées œcuméniques,
aux intérêts de l'histoire des mentalités et de celle des religions... Ces divers développements

de l'aire spirituelle rendent d'ailleurs d'autant plus utiles les efforts de synthèse dont
témoignent beaucoup d'articles thématiques du DS.
Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le DS vient de publier ses 86 - 88· fascicules en juin
1987 : c'est le début du 13e tome, lequel traitera les lettres R-S. Ces récents fascicules offrent
190 articles, d'ampleur très variable, rédigés par 120 collaborateurs (dont 24 laïcs
universitaires), d'une quinzaine de nationalités différentes. On espère atteindre les dernières
lettres d'ici sept à huit ans. Mais il faudra alors faire les tables : immense travail que de
maîtriser et présenter quelque 2 millions d'entrées ! La diffusion est quasi mondiale:
l'ensemble des grandes bibliothèques publiques et universitaires, à l'Est comme à l'Ouest,
offrent à leurs lecteurs cet instrument de travail qu'est le DS. Comme beaucoup d'œuvres
d'Église, le DS est animé par une équipe vieillissante de Jésuites ; elle sait qu'elle ne sera pas
rajeunie. D'où l'urgence croissante de tendre à « Z » aussi vite que faire se peut, et de prier
Dieu qu'il lui prête vie et lui garde ses yeux !


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