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01. HISTOIRE SPIRITUELLE DE LA FRANCE. Spiritualité du catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914

01. HISTOIRE SPIRITUELLE DE LA FRANCE. Spiritualité du catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914

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Date d'ajout : samedi 12 septembre 2015

par Jacques CASTONGUAY

REVUE : REVUE D'HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE n° 2, 1964

Malgré l'existence d'œuvres aussi importantes que l' Histoire littéraire du sentiment religieux en France, depuis la fin des guerres de religion, de l'abbé Henri Brémond, et l'Histoire de la spiritualité chrétienne des RR. PP. L. Bouyer, J. Leclercq et F. Vandenbroucke, nous n'avions pas, à proprement parler, d'Histoire de la Spiritualité en France. L'Histoire spirituelle de la France (Paris, Beauchesne, 1964) vient combler cette lacune. Aux contours à la fois plus étendus que l'œuvre de H. Brémond et plus restreints et précis que celle des PP. L. Bouyer, J. Leclercq et F. Vandenbroucke, l' H istoire spirituelle de la France est avant tout une histoire de la spiritualité catholique en France depuis les origines jusqu'à 1914.
Cette étude, de plus de 400 pages, qui a été écrite par des universitaires et des religieux dont la compétence est universellement connue, devrait rendre service "d'abord aux chercheurs, enseignants ou étudiants, auxquels, par sa forme, elle semble surtout destinée, mais aussi à tous ceux qui, sur un plan historique, ont à parler du fait religieux". (p. III)
En huit chapitres on traite successivement de l'antiquité chrétienne, du haut moyen âge, du moyen âge proprement dit et des siècles subséquents jusqu'au début du XXe. Les divers courants spirituels qui ont animé la vie chrétienne de la France y sont sérieusement étudiés. Aucun auteur important n'est négligé; plusieurs noms quasi inconnus, qui méritaient cependant de sortir de l'oubli, sont également mentionnés. Le tout constitue un immense répertoire facile à consulter grâce à un index onomastique de plus de mille noms.
L'Histoire spirituelle de la France, qui reproduit l'article "France" du Dictionnaire de spiritualité (fascicules 35-36), porte en sous-titre : Spiritualité du Catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914. Ce sous-titre a son mérite et ses inconvénients. Il a le mérite de restreindre le titre initial qui pouvait laisser croire à une étude exhaustive de la spiritualité en France, alors qu'à partir du XVIe siècle il n'est presque plus question de la spiritualité non catholique. On renvoie au Dictionnaire de spiritualité pour les auteurs protestants. Ce sous-titre a cependant le désavantage de laisser croire au lecteur qu'on a vraiment élargi les cadres de ce travail de façon à englober les autres pays de langue française, alors que seul le Canada semble vraiment avoir retenu l'attention des auteurs. D'autres pays sont mentionnés in obliquo alors que le Canada français est étudié à part et apparaît plutôt comme un hors-d'œuvre à la fin de l'étude générale.
L'étude sur le Canada a été confiée au Père Jacques Lewis, S.J. Il a réussi, en une douzaine de pages seulement, à marquer les grandes tendances spirituelles du Canada français durant les trois premiers siècles de son histoire. Les noms abondent, personne n'est totalement oublié. Les pages du P. Lewis sont à la fois d'une lecture facile et enrichissante, Elles devraient être utiles, comme point de départ, à une recherche plus poussée : elles orientent le lecteur, créent des cadres et situent le problème.
S'il fallait formuler quelques réserves, on pourrait peut-être reprocher au Père de ne pas avoir mis assez en évidence certaines influences essentielles, par exemple, celle des Jésuites et de la spiritualité de saint Ignace, celle des Sulpiciens et de la spiritualité de Jean-Jacques Olier, enfin celle de François de Montmorency Laval et de la spiritualité des prêtres des Missions étrangères de Paris. Le souci de n'omettre personne a peut-être conduit le Père Lewis à mettre quasi sur un même pied beaucoup d'auteurs. La mère Marguerite d'Youville n'a cependant pas été oubliée ! Peu de place est aussi réservée à la dévotion mariale.
"Le principal défaut du catholicisme canadien-français, écrit l'auteur, fut la pauvreté de ses préoccupations intellectuelles." (364) Est-ce là vraiment le défaut principal du catholicisme canadien-français du XIXe siècle ? La culture et l'instruction, à la même époque, en France, n'étaient-elles pas aussi presqu'exclusivement le partage d'une élite ? Le rapport Durham, publié en 1839, cadre aussi assez mal avec cette affirmation générale qui n'exclut pas, comme on le voit par le contexte, le clergé canadien-français.


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