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18. L'ESPRIT

18. L\'ESPRIT

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Date d'ajout : lundi 25 janvier 2016

par Guy-Marie OURY

REVUE : ESPRIT ET VIE avril 1999

Le dernier volet du triptyque est consacré au Saint-Esprit. De même que l'ouvrage consacré au Fils débutait par les titres donnés au Fils, celui-ci commence par les symboles de l'Esprit, car la Révélation judéo-chrétienne présente l'Esprit sous une grande variété de symboles, symboles choisis dans la création ou dans la vie quotidienne, mais replacés dans le contexte des événements de l'histoire du salut qui leur donne une portée particulière.
Le Nouveau Testament révèle le rôle du Saint-Esprit dans sa relation au Christ, à l'Écriture et à l'Église, puis aux chrétiens. Dans les sacrements, l'Esprit Saint est l'agent d'incorporation de Dieu dans l'homme, établissant la communion sans fusion et la différence sans séparation. Son action s'oppose à celle de l'Esprit du Mal. La Bible énumère trois listes concernant l'action de l'Esprit dans les chrétiens : sept dons, neuf charismes et neuf fruits.
Cette richesse n'empêche pas qu'il ait fallu trois siècles pour préciser la place de l'Esprit Saint dans la Trinité, car l'Écriture parle bien davantage de la fonction de l'Esprit, que de sa nature. Les premiers conciles ont formulé la relation du Fils au Père et de l'Esprit au Fils, sans préciser les relations du Fils et de l'Esprit. La personnalité de l'Esprit a été discernée plus tardivement, et il faut éviter les fausses identifications, car dans le Nouveau Testament on relève des rôles identiques attribués au Christ et à l'Esprit, aussi bien chez saint Paul que chez saint Jean.
Le Saint-Esprit n'apporte pas une nouvelle révélation qui se substituerait à celle du Christ ; certains mouvements hétérodoxes ont eu la tentation de le penser. Mais le P. Miquel donne pour illustrer, et sans les critiquer, deux citations d'un théologien protestant (Karl Barth) et d'un théologien catholique (Hans Küng) que lecteur est porté d'emblée à contester au moins telles qu'elles sont formulées (pp. 62-65). On aurait aimé connaître plus explicitement la pensée personnelle de l'auteur.
Dans une dernière partie, il aborde de façon très claire le problème du Filioque qui a divisé et divise l'Église d'Orient et celle d'Occident ; la conclusion est un peu décevante : « Ne pourrait-on dire - à propos des discussions entre catholiques et orthodoxes sur la procession de l'Esprit - que ce sont les théologiens qui ont organisé la procession ? »
Soyons reconnaissant à l'A. d'avoir relevé tant de belles citations patristiques relatives au sujet dont il traite et d'en avoir fait bénéficier une large audience. Leur richesse permet de passer pardessus d'autres qui laissent perplexes, faute d'être expliquées ou appréciées par l'auteur.


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