Editions BEAUCHESNE

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12. L'EXPERIENCE DE JEAN MARTIN MOYE

12. L\'EXPERIENCE DE JEAN MARTIN MOYE

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Date d'ajout : mardi 11 avril 2017

par J.-H. NICOLAS

LA VIE SPIRITUELLE, juillet 1979

Adonné d'abord au ministère paroissial, fondateur d'une congrégation de femmes vouée au service des pauvres, puis missionnaire en Chine durant dix années ; voué ensuite aux missions intérieures et à la formation des prêtres, mystique et écrivain spirituel, mort du typhus en soignant à Trèves les nombreux soldats de l'émigration que décimait cette maladie, Jean-Martin Moye est une figure remarquable dans l'histoire de la spiritualité. Le petit livre que lui a consacré Georges Tavard est beaucoup plus qu'une biographie, si attachante que soit la personnalité de son héros. Il met en relief la manière assez exceptionnelle dont se sont conjuguées en la vie de ce prêtre exceptionnel l'action et la contemplation. Non comme deux activités parallèles, mais en une intime connexion, l'action découlant d'une contemplation profonde, intense, constamment poursuivie ; la contemplation, de son côté, étant alimentée constamment par l'action et progressant à son rythme. La doctrine spirituelle de l'écrivain, sans être, semble-t-il, vraiment originale, est celle d'un maître spirituel et d'un directeur, dont l'influence, pour ne pas être très étendue, s'est exercée efficacement sur un grand nombre d'âmes en quête de la perfection.
L'inspiration essentielle de sa spiritualité est bérullienne. Mais il faut noter aussi, plus peut-être que ne le fait l'auteur, la place qu'y tient saint François de Sales, sur· tout par la notion, capitale chez Moye, d'indifférence. Dans la mise en œuvre qu'il en fait, aussi bien en théorie qu'en pratique, elle révèle ses limites. On s'étonne un peu que ne soient pas signalées, dans l'exposé de la doctrine spirituelle et des principes de direction de Moye, les ambiguïtés de la notion de « passion ». Pour lui, la passion est toujours mauvaise, et il semble que la perfection consiste à être tellement détaché de tout ce qui n'est pas la volonté de Dieu qu'on ne devrait rien désirer, surtout passionnément, et pas même le salut des âmes. Ce que d'ailleurs, et fort heureusement, dément la vie réelle du théoricien, qui semble avoir été, en réalité, porté par un zèle passionné. Mais ses analyses de la psychologie spirituelle étaient trop insuffisantes, et la dépendance de sa pensée à l'égard de ses maîtres trop littérale.
Qu'il soit passé par les dures épreuves de la nuit, cela ressort bien de ce que dit l'auteur, et on peut souscrire à ce jugement: « Tout en étant un grand actif, qui laissa sa marque sur les missions de Se-Tchouen, il mérite de figurer parmi les grands mystiques de son époque» (p. 8). Il faut remercier le Père Tavard de nous l'avoir fait connaître.


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