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INTRODUCTION A L'ETUDE DU MERVEILLEUX ET DU MIRACLE

INTRODUCTION A L\'ETUDE DU MERVEILLEUX ET DU MIRACLE

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Date d'ajout : samedi 23 novembre 2013

par Yves CHIRON

REVUE : PRÉSENT 15 juin 2013

Dans la tradition jésuite de cette époque, le P. Joseph de Tonquédec (1868-1962), philosophe thomiste éminent, a consacré une partie de son œuvre à réfuter les erreurs el errances de certains auteurs. Il a ainsi publié plusieurs essais critiques sur Blondel, Bergson et Edouard Le Roy.
Son Introduction à l'étude du merveilleux et du miracle, parue en 1916. est rééditée à l'identique (Beauchesne, 461 pages). Ce n'est ni une « théologie du miracle ». ni une tentative d'établir une typologie ou une phénoménologie du miracle et du merveilleux. C'est une confrontation avec ceux qui, à cette époque, contestaient la possibilité du « merveilleux » et du miracle ou en donnaient une explication réductrice ; le merveilleux étant défini ici comme « les phénomènes, extérieurement vérifiables, qui peuvent suggérer l'idée qu'ils sont dus à l'intervention extraordinaire d'une cause intelligente autre que l'homme ».
Aux premières lignes de sa préface, le P. de Thnquédec présente son livre comme « une méthode de recherches, dont le but est d'arriver à savoir si les phénomènes en question sont réels et, au cas où ils le seraient. à quelles causes il conviendrait de les attlibuer ». Mais ce n'est pas seulement une recherche purement spéculative. Elle aura des conséquences pratiques : « Selon la réponse donnée à ces questions, l'idée qu'on se fera de la religion, et conséquemment la conduite pratique et la vie spirituelle de chacun se trouveront radicalement modifiées. »

La raison du miracle

L’ouvrage est organisé en deux livres. Le premier livre, en cinq chapitres. s'intéresse à la possibilité philosophique du miracle; le deuxième livre, en quatre chapitres, examine la façon de constater les « faits merveilleux ». Le P. de Tonquédec est ainsi amené à répondre à Voltaire (la définition du mot « miracle » dans le Dictionnaire philosophique) à réfuter la théorie moderniste du miracle d'Alfred Loisy ou le long « Essai sur la notion de miracle » publié par Edouard Le Roy dans les Annales de philosophie chrétienne (1906).
Une des principales démonstrations du P. de Thnquédec est d'affirmer, et de montrer, que le miracle n'est pas contradictoire : « Le monde a une cause distincte de lui, Puissance infinie, créatrice. conservatrice et ordonnatrice de tout, maîtresse absolue de son œuvre. […] La cause suprême est libre. Rien ne la nécessite. Son indépendance à l'égard de tout ne peut qu'être absolue, [ ... ] S'il y a ici-bas des événements distincts et des détails indépendants, si de plus leur existence est liée par essence à l'exercice de la Liberté divine, il est contradictoire que cette Liberté n'y puisse rien changer. C'est ici qu'apparaît la raison positive de la possibilité du miracle. »
On relèvera aussi, dans la partie consacrée à la « critique historique du merveilleux » les pages consacrées au Moyen-Âge. Le P. de Tonquédec, à l'encontre de ceux qui déplorent la trop grande crédulité des hagiographes, fait remarquer : « Nous rencontrons des écrivains [du Moyen-Âge] qui ne mettent pas le miracle au premier rang de leurs préoccupations. Instruits par les Livres saints et par la tradition catholique de sa valeur et de sa pIace, ils savent répéter au besoin même dans une Vie de Saint, cette maxime, courante dans l'Église, que la vertu et la grâce intérieure sont des dons bien plus excellents que celui des miracles ». À juste titre, il rappelle aussi : « nous voyons au moyen âge la critique s'exercer contre les faux miracles et la superstition. Il y a, même à cette époque, des gens qui tiennent à n'être point dupes en fait de merveilleux ».
Si des faits rapportés comme miraculeux par leur auteur ne le sont pas et relèvent plutôt de l’ « enchaînement de faits » ou de la « coïncidence » ou ont une explication naturelle – ignorée en toute bonne foi à l'époque –, cela n'infirme pas les authentiques miracles.
Le P. de Tonquédec est revenu sur ces questions dans d'autres ouvrages qui mériteraient, eux aussi, d'être réédités La Théosophie et l’anthroposophie écrit avec son confrère le P. Léonce de Grandmaison (1939), et Merveilleux métaphysique et miracle chrétien (1955).


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