ENTRE LE NÉO-LIBÉRALISME ET LE NÉO-MARXISME. RECHERCHE PHILOSOPHIQUE D'UNE TROISIÈME VOIE, Editions BEAUCHESNE

ENTRE LE NÉO-LIBÉRALISME ET LE NÉO-MARXISME. RECHERCHE PHILOSOPHIQUE D'UNE TROISIÈME VOIE



ENTRE LE NÉO-LIBÉRALISME ET LE NÉO-MARXISME. RECHERCHE PHILOSOPHIQUE D\'UNE TROISIÈME VOIE
Arthur UTZ
EAN/ISBN : 9782701004587
Nb de pages : 212 p
Année : 1976
29.00 €

Entre le Néo-Libéralisme, né après la première guerre mondiale autour de l'Allemand Walter Eucken, et le Néo-Marxisme, né après la deuxième guerre mondiale en Europe et aux Etats-Unis, le premier s'avérant impuissant face aux nouveaux problèmes sociaux, le second supprimant la liberté pré-étatique, le professeur Arthur UTZ recherche une troisième voie en mesure de s'attaquer aux problèmes fondamentaux de notre époque.
Après avoir analysé avec une acuité rigoureuse les doctrines de l'un et de l'autre, l'auteur élabore une philosophie susceptible de reprendre l'importance du marché soulignée par les néo-libéraux et de satisfaire aux préoccupations doctrinales des néo-marxistes. Sans être un mélange des deux manières de penser, cette nouvelle philosophie équilibrée met en lumière la valeur des décisions individuelles et de la propriété privée en sauvegardant le point de départ qui est l'identification des intérêts privés avec les intérêts sociaux.
Cette étude offre, pour la première fois, une synthèse convaincante qui répond aux exigences de tous et favorise un ordre économique structuré.
Arthur UTZ est professeur d'Ethique et de philosophie sociale à l'Université de Fribourg (Suisse) et directeur de l'Institut international des sciences sociales et politiques de cette même université et de l'Institut pour les sciences sociales de Walberberg/Bonn. On lui doit un grand nombre d'ouvrages sur les problèmes sociaux dont la plupart ont fait l'objet de multiples traductions, en particulier sa brillante Ethique sociale dont deux volumes sur cinq sont déjà publiés, et sa Bibliographie d'Ethique sociale qui compte déjà neuf volumes.



SOMMAIRE

Introduction
1. LA DOUBLE VOIE DE RECHERCHE D'UNE CONCEPTION DE L'ORDRE ÉCONOMIQUE
1. La voie empirique
L'économiste ne discute pas du but de l'économie. Est-ce que le point de vue de la production est lié à celui de la croissance ?. L'impossibilité de comparer le rôle des économistes de systèmes sociaux divergents. La science économique est-elle possible sans réflexion sur les valeurs ?.
2. La voie philosophique
Le philosophe pose la question de l'absolu - dans le domaine des actions humaines, celle de la fin dernière. L'absolu dans l'activité économique : le bien commun. Pénurie des moyens et intérêt de l'individu à la production. La philosophie ne propose pas un plan d'ensemble de l'économie, mais seulement des normes universellement valables de l'action économique.
3. L'intérêt commun entre l'économie de marché et l'économie planifiée. La structure logique de l'exposé

2. LES FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES DE LA CONCEPTION TRADITIONNELLE DE L'ÉCONOMIE DE MARCHÉ
La société libre. Le concept de la justice dans la pensée économique du marché. La propriété privée. Libre disposition dans la consommation et la production. Le sujet économique comme sujet du contrôle et de la sanction de la décision économique.

3. LES FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE PLANIFICATRICE
1. Idée fondamentale : l'élément humain dans la coopération sociale
Bonheur humain avant le bien-être économique. Unité entre activité économique et activité non économique. L'activité économique comme accomplissement de la vie. Le bien commun comme valeur ultime dans la pensée planificatrice.
2. Qui détermine le plan ? 
Différences dans la pensée planificatrice. L'instance planificatrice dans l'économie centralisée (35). Propriété et concurrence sont exclues dans l'économie centralisée. Démocratisation de l'instance planificatrice dans le programme de la nouvelle gauche. Tentative d'accorder l'économie planifiée avec le marché sans propriété privée

4. OBJECTIONS CONTRE L'ÉCONOMIE INDIVIDUALISÉE DE MARCHÉ
1. Le passage du producteur au marché et la problématique éthique qui lui est liée
L'évaluation des biens produits par la demande sociale. La morale de la recherche du profit. Inévitable aliénation de la valeur par le marché. Exploitation égoïste des avantages du marché.
2. La conception de l'homme dans l'économie individualisée de marché : le bien-être matériel de l'individu
Le sensualisme comme racine philosophique. La valeur limitée du sensualisme. Le bonheur dans la consommation. Le caractère rationnel de l'activité humaine. La matérialisation du principe de rendement.
3. Défauts philosophiques sociaux essentiels dans le fondement individualiste de l'économie de marché
La matérialisation du bien-être. Le bien-être individualiste. Réponse des libéraux : l'individualisme est une protection contre la dictature des prétendus savants. Points de vue utilisables et non utilisables du fondement individualiste de l'économie de marché. Société et Etat ne sont dans l'individualisme que des procès technologiques. Les raisons qui justifient la réserve envers l'idéologie du bien commun.
4. Les défauts résultant de l'individualisme dans le développement économique et social
Distinction entre défauts du système et défauts accessoires. Négligence de la protection de l'environnement - Dégradation du secteur public. La fièvre continue de l'économie de marché. Limitation de la tendance à l'épargne. Défaut de transparence. Absence d'équilibre des prix. Injustice dans la répartition des bénéfices. Que vaut l'objection portant sur l'injustice dans la répartition des bénéfices ? Querelle des intérêts dans la lutte des travailleurs. Caractère irréel de la concurrence formelle. La société capitaliste ·de classes. L'issue fatale de l'économie individualisée de marché.

5. OBJECTIONS CONTRE L'ÉCONOMIE PLANIFIÉE
La philosophie marxiste comme base de l'économie de la planification centralisée. Liberté comme obligation envers le plan. Le plan totalitaire. La rééducation des citoyens en vue de l'intégration. L'utopie du citoyen total. Déclin de la liberté. L'économie planifiée n'est possible que dans une société idéologiquement uniforme. Une sortie du dilemme ?

6. L'ÉCONOMIE PLANIFIÉE DE MARCHÉ (Ota Sik)
1. La base philosophique de l'économie planifiée de marché
La philosophie marxiste. Le concept de prospérité. Considération à part de la prospérité matérielle. La demande « authentique ».
2. Eloignement du marxisme à tendance léniniste
L'Etat unique pouvoir de décision dans le secteur de production selon la pensée marxiste-léniniste. Reprise d'un élément emprunté à l'économie individualisée de marché.
3. Le caractère marchand des biens produits
Les limites du marché. Division radicale entre les activités économiques et les activités non économiques.
4. L'intérêt dans la théorie socialiste
L'éthique kantienne dégagée de l'intérêt. Le renoncement aux normes éthiques absolues. Les idées d'origine sociale comme uniques principes moraux. La différence entre le positivisme marxiste et le positivisme individualiste. La définition de l'intérêt. Le conditionnement économique des intérêts en tant que normes morales. Liberté sans transcendance. Le critère de vérité relatif aux normes morales : le consensus démocratique. L'organisation socio-économique comme condition du consensus. L'optimisme dans la doctrine du consensus de Sik. Décision majoritaire et vérité objective.
5. Les divers stimuli de l'activité
La multiplicité des intérêts. La signification provisoire de l'intérêt à la propriété privée. L'intérêt d'entreprise. L'intérêt propre, parce qu'il est à court terme, exige le plan. L'utilité de l'intérêt propre intégré dans le bien commun.
6. L'entreprise « autonome »
L'entreprise comme expression collective des intérêts particuliers. La propriété coopérative. Stimulation de l'intérêt d'entreprise. Intérêt d'entreprise et demande de consommation. L'unité de l'intérêt de revenu et de l'intérêt d'entreprise dans le travailleur.
7. Le plan. Constitution démocratique des autorités de planification
Rétrospective critique
Initiative individuelle seulement dans un cadre autorisé. Morale positiviste au sens du matérialisme historique. Signal d'alarme pour les positivistes de tendance libérale.

7. L'ENTREPRISE « AUTONOME » DE L'ÉCONOMIE PLANIFIÉE DE MARCHÉ, UN MODÈLE DE COGESTION ?
Le même arrière-plan idéologique. L'entreprise comme unité économique et sociale. L'application logique de ce concept de l'entreprise chez O. Sik. La logique discutable de la discussion sur la cogestion. Forme juridique de l'association comme substitut de la fonction du titre de propriété.

8. ÉCONOMIE MIXTE SANS ALTERNATIVE ?
Le pragmatisme aboutit au socialisme. Primauté des nonnes d'action économiques et éthico-sociales sur des considérations purement technologiques. Les principes d'action éthico-économiques ne sont pas des mécanismes. Le saut périlleux du principe individuel dans la démocratie totale.

9. LA VOIE LOGIQUE DE LA CONCEPTION DE L'HOMME A L'ORDRE ÉCONOMIQUE
1. L'image de l'homme
L'arrière-plan philosophico-anthropologique de toute conception de l'ordre économique. L'anthropologie de la conception planifiée de l'économie. L'anthropologie de la conception individualiste de l'économie. L'anthropologie du personnalisme social.
2. La question de la définition du bien commun dans une société de type personnaliste
Le bien commun comme valeur supra-individuelle, dont la détermination concrète se fait empiriquement. Le bien commun comme norme absolue, précédant l'expérience. L'option pour la liberté individuelle dans la détermination concrète du bien commun.
3. La question du système social
La priorité du système social par rapport au système économique. Le concept de système. Le système social n'est pas une représentation idéale. Les présuppositions éthico-sociales du fonctionnement du système libéral de la société. Liberté accentuée dans le secteur social, distinct de l'économie et de la politique.
4. La question du système économique
a) Le processus de la définition des valeurs dans une société de système économique libéral
Insuffisance de la concurrence pour résoudre la question du sens de l'économie. Condition d'existence d'une économie de marché ayant un sens : un secteur social moralement sain.
Une fixation plus prévoyante de normes sociales est indispensable dans la politique de la concurrence.
b) La stimulation des intérêts dans le système économique libéral
L'intérêt d'entreprise légitimement distingué de l'intérêt commun. La contradiction entre l'intérêt propre et l'intérêt commun n'est pas la conséquence de l'institution de la propriété privée, mais est fondée sur des comportements humains universels. La légitimité morale de l'intérêt propre.
5. L'intérêt propre dans le système économique
Au niveau du système économique l'intérêt propre ne s'identifie pas au concept de la responsabilité personnelle. La distinction de la stimulation des intérêts entre l'économie individualisée de marché et l'économie planifiée de marché de Sik.
6. La propriété privée comme garant de l'économie de marché
Les buts de l'ordre de la propriété privée. Titres juridiques du propriétaire et pouvoir de disposition. Cogestion paritaire et ordre de la propriété privée. Distanciation par rapport au fondement libéral de la propriété.
7. Présupposés au fonctionnement du système de l'économie individualisée
Initiative d'entreprise. Présupposés matériels. Conservation d'entreprises autonomes. Renoncement aux solutions idéalistes, compromis avec le moindre mal. Discipline et sens social des responsabilités. Le mélange pragmatique de principes provenant de systèmes différents est à éviter.

10. « LA TROISIÈME VOIE » (résumé)
1. Elucidation des concepts
2. La philosophie de la troisième voie dans le néo-libéralisme
3. La philosophie de la troisième voie dans le socialisme
4. La troisième voie dans la pensée sociale-personnaliste
5. Vue d'ensemble schématique

Notes
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