TH n°041 VERITE ET HISTOIRE, Editions BEAUCHESNE

TH n°041 VERITE ET HISTOIRE



TH n°041 VERITE ET HISTOIRE
Pierre GISEL
EAN/ISBN : 9782701000756
Nb de pages : 682 p
104.00 €

Vérité et Histoire est un ouvrage important à plus d'un titre. Il propose d'abord une réflexion fondamentale qui s'amorce avec les questions : qu'est-ce que la théologie ? où opère-t-elle ? en vue de quoi ? En ce sens, ce texte vaut comme introduction à la théologie.
Cet ouvrage se présente ensuite comme une tentative de préciser le statut et la tâche de la théologie au cœur de la modernité, d'une façon qui soit à la fois rigoureusement théologique, donc critique — le théologien refusera de sacrifier aux dieux de la modernité — et à la fois délibérément en prise sur son époque — la théologie chrétienne ne vit pas de la nostalgie des paradis perdus mais de la vocation à « traduire » l'Evangile dans des cultures changeantes.
Ce texte présente enfin le premier exposé d'ensemble de l'œuvre de E. Kâsemann, l'un des exégètes et historiens du Nouveau Testament les plus significatifs de ces dernières décennies. A ce titre, il tente un décloisonnement des disciplines théologiques : un dogmaticien élabore ici sa réflexion au gré d'une lecture serrée de l'œuvre d'un exégète. Du coup, on entre dans le débat largement ouvert aujourd'hui touchant la validité des méthodes historico-critiques en théologie.
Ce travail voudrait faire entendre que la vérité et l'histoire sont en conflit, mais qu'il s'agit d'un conflit légitime. C'est en effet dans ce conflit et le corps à corps qu'il suppose que la théologie peut devenir véritablement théologique, et non idéologie religieuse, comme c'est là également que l'histoire peut devenir mémoire de l'humanité et ouverture à l'avenir, et non positivisme, secrètement nihiliste ou sourdement totalitaire.
Né en 1947, Pierre GISEL a travaillé comme journaliste et pasteur de paroisse. Il est actuellement professeur de théologie moderne et contemporaine aux Universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel. Il travaille aussi comme co-animateur de l'« Atelier œcuménique de théologie », vaste et riche entreprise de formation des laïcs. Il assure en outre la direction théologique de la maison Labor et Fides.



SOMMAIRE

Préface de Christian Duquoc
BibliograPHIE
Complément bibliographique (2e éd.)
Introduction

Chapitre I. — LA QUESTION DU JÉSUS HISTORIQUE OU LA PERTINENCE THÉOLOGIQUE DE L’HISTOIRE
Introduction. Dimensions du problème : théologie et histoire

I. Repères historiques. Point de départ des « vies de jésus » : l’avènement de la modernité
A. L’« Aufklärung » 44
1. Nouveau type de critique
2. Nouveau type d’affirmation
a) rupture et mutation (autonomie et prima causa)
b) un penser en termes d’alternatives
c) un refus d’accorder pertinence à l’histoire
Conclusion et transition
B. L’historicisme
1. Primat de la continuité
2. Conception linéaire du temps
3. La distance comme accident et non comme faitd’origine
4. Fiction du primum movens
5. Identification du fait et de la vérité
Conclusion et transition

II. Bultmann
1. Le refus de faire de l’histoire le fondement de la foi
2. Dieu comme autre
3. « Geschichte » et « Historie »
4. Histoire et théologie

III. KÄSEMANN
1. Käsemann ne renoue pas avec une position de typehistoriciste
2. Une prédication en forme de récit
3. « Geschichte » et « Historie »
4. Notre situation d’interprètes
4. Sur quoi porte l’interrogation théologique
5. Continuité entre Jésus et le kérygme : un modèlerécusé (Braun, Robinson)
6. Discontinuité et pluriel ; le modèle théologique deKäsemann
7. Radicalisation de la critique que Bultmann adressaitau 19e siècle
8. Une fonction théologique accordée à l’histoire
9. Rupture ou continuité par rapport aux 18e et 19es.
Conclusion : la pertinence théologique de l’histoire
12. Bultmann, Käsemann et la « nouvelle question » duJésus historique : tentative d’interpréter leurs rapports réciproques

Chapitre II. — LE CANON OU L’ABSENCE D’UNE ORIGINE AUTO-SUFFISANTE
Introduction
I. Käsemann
Préliminaire : refus de l’historicisme
Thèses de Käsemann
1. Caractère pluriel du Nouveau Testament
2. Contradictions du Nouveau Testament
3. Rupture du rapport continu à la tradition
4. L’interprète se fait historien
5. Référence aux prédications orales perdues
6. Le canon comme lieu
7. Le « canon dans le canon » comme principe delecture
8. Reprise de la question de la tradition
9. Le Nouveau Testament comme modèle théologique
11. La question de l’origine

II. Ernst Fuchs
1. Le texte, écho d’une Parole originaire
2. La Parole ouvre le « temps de Dieu »
3. La foi, corrélât de la Parole
4. Une recherche de l’origine
5. La tâche herméneutique : retrouver une contemporanéité avec la Parole

III. Gerhard Ebeling
1. Le texte renvoie à un actus tradendi
2. La priorité de l’oral sur l’écrit
3. La foi : corrélât de la Parole
4. Une quête de l’unité
5. Tâche théologique et méthode historico-critique

IV. Conclusion : la figure
1. La figure ou l’achèvement de l’origine
2. Contingence et détermination
3. Clôture et création : l’interprétation comme créationde nouvelles figures, corollaire du caractère clos de l’origine

Excursus : la rupture kantienne
1. Critique et dépassement de l’« Aufklärung »
2. Perdurance de certains thèmes de l’« Aufklärung »
Transition

Chapitre III. — L’APOCALYPTIQUE OU LA PORTÉE MATÉRIELLE ET GLOBALE DE LA REVENDICATION ÉVANGÉLIQUE

I. Thèse de käsemann
1. L’apocalyptique, mère de la théologie chrétienne :rupture par rapport à l’histoire « officielle » de la théologie
2. L’argumentation de Käsemann (articles de 1960 et1954)
3. La Justice de Dieu
4. Apocalyptique et parénèse

II. Ernst Fuchs
1. Figure concrète et pertinence théologique
2. La théologie comme critique
3. Vérité comme occurrence présente et priorité duthème de l’évidence
4. La tâche théologique : explicitation    et non prophétie

III. Gerhard Ebeling
1. Théologie et mythologie : une quête du « motif »sous-tendant l’énoncé théologique
2. Divergence quant à la manière de poser la questionde l’origine
3. L’apocalyptique comme perte du sens de l’histoire

IV. Réponse de käsemann
1. Le lieu de naissance de la théologie et sa fonction :militance et énonciation
2. Statut de la théologie : réponse et correspondance
3. Radicalisation du thème de l’historicité ; le non-dit de l’herméneutique de Fuchs et Ebeling, héritage dela modernité cartésienne
4. Valorisation de l’apocalyptique
5. Vers une théologie de l’histoire ?

Chapitre IV. — LA PENSÉE PAULINIENNE : THÉOLOGIE DE LA CROIX ET PRIMAT CHRISTOLOGIQUE

I. L’horizon de la pensée paulinienne : la priorité du MONDE SUR L’INDIVIDU    

II. Paul, un modèle théologique
1. Refus de l’enthousiasme et théologie de la croix
2. Le service, épreuve de vérité
3. L’obéissance ou l’irréductible singularité
4. La « Nachfolge » ou la communauté de destin
5. Une solidarité radicale avec le monde
6. Primat christologique
7. Un arrière-fond typologique ou l’épaisseur de l’histoire réconciliée avec l’intempestif du jugement
8. La Promesse, point d’Archimède
9. Le présent entre le souvenir et l’anticipation
10. La représentativité ou comment dépasser l’alternative présence-absence
11. Justification gratuite de l’homme-sans-Dieu ou théologie de l’histoire ?

III. Une redistribution des concepts de foi, amour et espérance ou du sacrement comme histoire a l’histoire comme sacrement
1. Une priorité du corps
2. La liberté comme renvoi à un nouvel ordre dechoses
3. La foi comme pratique
4. Du sacrement comme histoire à l’histoire commesacrement
5. Théologie de l’amour ou théologie de la justice ?primat de l’espérance

IV. En contrepoint a la théologie de Paul : Jean et l’épîtreaux Hébreux
A.Jean ou lorsque la priorité de Dieu a du mal à fairedroit à l’histoire
1. Une histoire sans caractères contingents déterminés
2. Une priorité radicale du théologique sur l’histoire
B. L’épitre aux Hébreux : itinérance et langage de l'exaltation
1. Un penser en termes d’histoire : de l’itinérance àla figure structurante
2. Le schème théologique de    l’exaltation
3. Le témoignage, synthèse de la Promesse et de l’histoire    

Chapitre V. — KÄSEMANN FACE A QUELQUES-UNS DE SES MAÎTRES ET DE SES PRÉDÉCESSEURS OU COMMENT LA THÉOLOGIE ASSUME LA MODERNITÉ
Introduction

I. Une théologie solidaire des méthodes historico-critiques
II. Une théologie moderne ?
1. Semler ou la naissance de la méthode historico-critique
a) Critique et dépassement de l’«     Aufklärung »
b) Perdurance de certains thèmes de l’« Aufklärung »    
c) Semler et Käsemann :    similitudes et différences
2. La méthode historico-critique au XIXe : un certaindestin de la théologie
A.Baur ou la totalité mais au prix d'un primat accordé à la continuité
1. L’histoire ou le dépassement des alternatives de l’« Aufklärung »
2. Baur contre Schleiermacher
3. Critique de Käsemann : la mise en avant de l’histoire débouche sur une conception téléologique, continue et nécessaire
B.Troelsch ou le primat de la description

III. Un refus de l’immédiateté et une instance de jugementou l’héritage de la « théologie dialectique »
1. Käsemann à l’école de la « théologie dialectique »
2. Käsemann critique de la « théologie dialectique »,notamment de Bultmann

IV. Réintroduire la consistance de l’histoire dans une théologie du jugement
1. Un héritage de Schlatter
2. La redécouverte de Luther au début des annéesvingt
3. Peterson ou la primauté de l’Eglise, de l’histoire etdu dogme

V. Conclusion : la modernité. Esquisse d’un classement typologique et tâche théologique

Chapitre VI. — QUEL PENSER DE DIEU ? ALTÉRITÉ ETCONTINGENCE
Introduction : oùest Dieu ? Mais quel Dieu ?

I. Critique de la conception moderne de Dieu

II. Préliminaires en vue d’une position évangélique de la question de dieu
1. Penser ensemble Dieu et le passé
2. Un débat avec l’héritage grec
3. Identité et altérité
4. Une théologie de la création
5. Distance, pratique, finitude

III. Dieu et histoire

IV. Le crucifié

Chapitre VII.— QUEL STATUT POUR LA THÉOLOGIE ?POSITIVITÉ ET JUGEMENT
I. La théologie comme discipline positive
1. Une priorité accordée à l’histoire
2. Une histoire comme texte (éthique, politique, culture)    
3. Organisation méthodologique
4. Vers une fonction de la théologie comme théorie
5. Une priorité accordée au thème de la tradition
Transition : vers une métathéorie ?

II. La théologie comme généalogie
1. La généalogie ou la question du jugement
2. Pluriel et autonomie : christologie et radicalisationde la modernité
3. Priorité historique et primauté théologique ; leschème de l’identification
4. Croire ou savoir ? Contingence et conflit des interprétations
5. La figure : narrativité et poétique (Kant ou Hegel ?)

Conclusion : question d’épistémologie
Thèses et épithèses
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