01. HISTOIRE SPIRITUELLE DE LA FRANCE. Spiritualité du catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914, Editions BEAUCHESNE

01. HISTOIRE SPIRITUELLE DE LA FRANCE. Spiritualité du catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914

Recensions (4)

01. HISTOIRE SPIRITUELLE DE LA FRANCE. Spiritualité du catholicisme en France et dans les pays de langue française des origines à 1914
MICHEL DE CERTEAU, JACQUES FONTAINE, RENÉ LABANDE, JACQUES LE B

EAN/ISBN : 9782701021249
Nb de pages : 398 p
Année : 1964
44.00 €

Il convient sans doute d'éclairer un titre qui ne laissera pas d'apparaître énigmatique à certains. Ce livre traite, en fait, du développement de la spiritualité chrétienne en France et dans les pays de langue française, des origines à l'aube du XXe siècle. Précisons que, à partir du XVIe, c'est de la spiritualité catholique qu'il sera presque uniquement question. Comme les pages qui suivent reprennent l'article « France » du Dictionnaire de spiritualité, ascétique et mystique, c'est ce grand instrument de travail qui lui sert de toile de fond ; le lecteur devra se reporter là pour découvrir telle ou telle notice complémentaire, - souvent signalée, d'ailleurs, chemin faisant, par les auteurs -; là il pourra lire des études documentées sur Calvin, par exemple, ou sur telles figures spirituelles non catholiques de la France.

L'histoire spirituelle d'un pays, c'est, à parler franc (préalablement à toute distinction entre son objet et celui des diverses sciences qui l'épaulent), l'histoire de la vie profonde des hommes. Mais, dira-t-on, une telle histoire est insaisissable ; Dieu seul perce le mystère de « la vie intérieure ». Il est bien vrai : certains développements, et non des moindres, de cette vie demeureront à jamais ignorés, soit que ceux qui en furent acteurs ou témoins n'en aient point livré le secret, soit que les aspects tangibles en aient disparu au cours des âges. Pourtant, l'homme étant sociable par nature, et le chrétien étant appelé à l'action apostolique, la vie spirituelle laisse dans l'histoire des traces profondes, parfois encore aujourd'hui brûlantes. L'on ne pourra lire un peu attentivement les pages qui suivent sans être frappé par l'accent de vérité, par l'actualité de maint exemple allégué en un contexte lointain. Les vitae de saints, souvent légendes et non certes biographies critiques, étaient des specula, miroirs spirituels devant lesquels s'interrogeaient clercs et laïcs, miroirs qui pour nous réfléchissent l'idéal de ceux-ci, le sens de leur marche. A toute époque, si la diversité des routes spirituelles est grande, leur convergence dans la foi et l'amour nous introduit à une unité qui ne nous étonnerait que si nous en ignorions le terme.

Écouter pas à pas ces voix innombrables, dont chacune a son prix; les écouter sans préférence, sans idées préconçues ; essayer de discerner et d'analyser les courants qui vivifièrent la France, de connaître les hommes et les femmes qui les inaugurèrent, les alimentèrent ou en bénéficièrent, tel est ici le rôle de l'historien.

Le support « événementiel » et institutionnel tient, en des œuvres analogues, une assez large place, parfois démesurée ; on n'a pas cru devoir, dans les perspectives d'une histoire de la spiritualité, - non de l'Église -, lui ménager pareil espace. Les faits sont supposés connus ; il suffira d'un paragraphe ici ou là pour évoquer simplement telle conjoncture - grandes invasions, guerres de religion - qui a pu bouleverser les fidèles et les amener à une difficile révision de vie. Le présent volume est seulement « une esquisse de la vie religieuse et spirituelle, dans laquelle on a voulu présenter ce qui est acquis et mettre en évidence les zones peu connues ». Dans les bibliographies et le texte, on entend, comme le rappelle ci-dessous dom J. Leclercq, offrir « les résultats de recherches récentes, en vue d'orienter les travaux à venir ». C'est là sans doute le mérite principal de l'ouvrage. On y a souvent tenu compte d'œuvres inédites ; il en résulte un enrichissement, voire un rajeunissement de bien des questions que l'on croyait connues. C'est dire quels services l'Histoire spirituelle de la France peut être appelée à rendre, d'abord aux chercheurs, enseignants ou étudiants, auxquels, par sa forme, elle semble surtout destinée, mais aussi à tous ceux qui, sur un plan historique, ont à parler du fait religieux.

Depuis quelques années, les historiens s'intéressent de plus en plus à la spiritualité. Pourtant, si étrange que cela puisse paraître, après tant et tant d'Histoires de France, de la nation française, du fait français sous tous ses aspects, nous ne possédions pas encore d'Histoire - distincte - de la spiritualité en France. Les livres qui nous servent en ce domaine embrassent toujours un horizon trop étroit ou trop vaste. La célèbre Histoire littéraire du sentiment religieux en France, depuis la fin des guerres de religion, de l'abbé Henri Bremond se borne à un XVIIe siècle un peu élargi. Elle est incomplète et partiale. Les expressions « sentiment religieux » et « spiritualité » recouvrent des réalités assez diverses, bien qu'en fait il soit surtout question, dans les pages de Bremond, de mystique, de théologie mystique et d'ascéticisme, avec toute la couleur personnelle - souvent passionnée - que l'auteur donnait aux faits et aux êtres dont il parlait. […]

Les grands courants de spiritualité, à vrai dire, ignorent les frontières. Trouvera-t-on, en cette histoire, des traits propres aux pays d'expression française justifiant un livre qui leur soit dédié ? A mesure que se dessinait une sorte d' « âme collective » franque, puis française, les générations successives appelaient, retenaient, rejetaient telle ou telle expérience ascétique ou mystique. Terre de rencontre entre des chrétientés vivantes, la France a beaucoup reçu : de l'Orient aux origines; de l'Irlande et de l'Angleterre à l'époque franque; de l'Italie dès les XIe-XIIe siècles et ensuite continûment jusqu'à saint Jean Bosco ; de l'Espagne enfin, surtout après la grande Thérèse. Ceci sans parler d'influences germaniques et néerlandaises certaines, comme de tant d'influx mineurs qui vinrent sans cesse modeler un visage aux traits mouvants. Une vie toujours renouvelée, tel est l'attrait principal d'une étude de la spiritualité française.

A des époques déterminées, la coexistence de certains courants, la présence simultanée de personnalités accusées, l'influence de tel ou tel saint ont pu, certes, donner à la France une coloration spirituelle propre, au point que l'on parle couramment de l'école spirituelle française du XVIIe siècle (comme de l'école allemande du XIVe). Le plus souvent, toutefois, notre pays se signale par un accueil aux voies nouvelles qui rarement se porte d'une manière durable aux excès ; sagesse et discrétion finissent par l'emporter : le catharisme des « parfaits » ne pouvait gagner la France entière, et les mouvements de flagellants ne connurent, en son climat spirituel, que des succès épisodiques. Le pays s'ouvrit donc largement, au moyen âge surtout, aux souffles spirituels extérieurs : Radegonde, Colomban, Alcuin, Bonaventure en constituent des exemples. Le courant bonaventurien, avec ses résurgences au XVe ou même au XVIe siècle, nous indique, notons-le, une des particularités - et des difficultés - de cette histoire : le décalage des influences par rapport à la chronologie.

En permanence, la spiritualité monastique a imprégné les Français, comme bien d'autres peuples : l'histoire de la Russie, ou celle de l'Espagne, fournirait maint terme de comparaison. Les moines ne demeurent pas entièrement hors du monde : des laïcs ou des clercs viennent sans cesse à eux, ou aux ermites, souhaitant vivre de leurs conseils, de leur exemple. La plupart des prédicateurs français, de l'époque carolingienne jusque dans le temps présent, furent des religieux : qui dira l'influence qu'ils exercèrent sur leurs auditeurs ? Quant à la liturgie, elle demeura longtemps monastique.

La spiritualité du silence, celle de la paix, - plus lente, elle, à se dégager -, coexistèrent chez les Français avec une spiritualité de combat où la vie intérieure trouve peu de place : non plus celle de saint Paul, mais celle du croisé, contre l'Islam, contre tout ennemi de l'Église (réveil du constantinisme) ; elle devait longtemps marquer la France, pour le meilleur et pour le pire. La spiritualité du laïc découvrant la sainteté des états de vie, la spiritualité missionnaire, bien d'autres encore se sont répétées peu à peu. Il est frappant enfin de constater que la France, en dépit ou à cause de ses richesses matérielles, vibra toujours intensément lorsque lui fut proposé l'idéal de la pauvreté évangélique : depuis le succès des pauvres de Lyon jusqu'aux expériences diverses du milieu de notre siècle, tout le démontre.

L'histoire n'observe pas seulement la montée spirituelle des personnages de vie exemplaire. Sous des titres tels que Richesses et obscurités, Ombres et lumières, Défauts et bon sens des chrétiens installés, on aura, ci-dessous, des aperçus sur la spiritualité restreinte de fidèles qui suivent un christianisme sans problèmes, ou sans engagement, ou bien sur les déviations, la vague des superstitions qui reflua à certaines époques, ainsi au XVIe siècle. Mais les mouvements hétérodoxes ne seront signalés qu'en fonction des contrecoups qu'ils engendrèrent dans la spiritualité catholique. On a fait la part, aussi large que possible, aux laïcs et parmi eux aux humbles comme aux rois, aux humanistes ou aux ignorants dans la mesure où le permettent les sources de notre information.

Ces sources sont fort diverses. Si l'histoire dont il s'agit est bien étude des voies empruntées pour aller à Dieu, et d'un style de vie en retour de cette quête, alors, pour elle, comme pour l'histoire des mentalités en général, tout est source. Sa dette est grande envers l'histoire de la culture, ou, si l'on peut, l'histoire littéraire entendue au sens large : un ouvrage comme celui de dom Leclercq, L'amour des lettres et le désir de Dieu, en porte magnifiquement témoignage. Mais, non moins que les œuvres de saint Bernard, du cardinal de Bérulle ou de François de Sales, les « livrets », les recueils de prières passant de main en main, attestés dès le IXe siècle, exprimant, en termes d'une grande beauté parfois, une vie spirituelle intense, ont alimenté les élans de nombreux fidèles. Ceci sans parler de la Bible, et du livre permanent de la liturgie, à c6té de la prédication, des retraites, de la pratique des œuvres de miséricorde.

L'historien de la spiritualité doit aussi puiser aux sources artistiques, dont l'inventaire en ce domaine est à vrai dire à peine ébauché. Sa recherche ne se bornera pas aux inscriptions funéraires, ni même aux tombeaux. Dans quelle mesure architecture, sculpture, peinture transmettent-elles la spiritualité d'une élite, ou celle de la masse ? Voilà qui fait problème, sans compter que par ailleurs il faut se méfier, ici comme en littérature, des décalages chronologiques. Les arts plastiques n'ont vraiment commencé à être regardés comme un reflet des âmes que pour certaines époques privilégiées, la période romane par exemple. Mais dans l'ensemble le champ est trop vaste, et pas suffisamment labouré, pour que l'on ait pu procéder à autre chose qu'à des allusions. Quant à la musique, elle n'a guère été étudiée sous cet angle.

Permettra-t-on maintenant à un historien de la présente équipe, qui n'est ni philosophe ni théologien, de proposer, le plus simplement possible, quelques distinctions à ses yeux fondamentales, afin de définir la place de l'histoire de la spiritualité au sein d'autres disciplines qui tour à tour l'ont souvent absorbée ? Elle emprunte en effet plus ou moins à chacune d'elles, mais d'aucune elle ne doit être esclave.

Sachons d'abord ce qu'elle est. Il s'agit pour elle d'étudier l'homme qui se sait créé à l'image de Dieu et n'atteint un rythme de vie authentique qu'en cherchant à vivre de la vie divine. D'où les deux faces du comportement spirituel : d'une part le long effort de l'ascèse, qui est « discipline, médecine préparant à la vie intérieure », de l'autre, le haut chant silencieux de la vie mystique, c'est-à-dire de l'union à Dieu désirée, avec de lents cheminements et des avancées foudroyantes, - et la conséquence nécessaire, le don de soi à autrui. Ainsi, l'histoire des doctrines côtoie la vie mystique, mais sans emprunter la même route.

L'histoire de la morale, quelques liens qu'ait parfois celle-ci avec la vie spirituelle, n'a pour objet que la prise de conscience du bien et du mal, et la lutte qui en découle pour tout homme. Mais il est des heures où cesse le combat spirituel, où la pacification intérieure réalisée s'achève en contemplation ; c'est là le domaine de la mystique, haute connaissance, - affective et expérimentale -, de Dieu.

L'histoire de la pensée, de la philosophie surtout, est une chose, l'histoire spirituelle en est une autre : distincts sont les problèmes qu'elles abordent. Il n'est pas inutile, il est même nécessaire, de marquer leur évolution respective, sans jamais au reste glisser entre elles plus qu'un rideau de nylon, car elles doivent demeurer transparentes l'une à l'autre ; mais à les confondre on risque une grave incompréhension, elles ne sauraient être abordées avec la même attitude. H.-I. Marrou, en son livre De la connaissance historique, écrit :

« L'histoire de la philosophie, telle que la pratiquent en général les philosophes, est une cause de perpétuel agacement pour l'historien tout court : il voit entre leurs mains le passé perdre sa réalité concrète, la pensée devenir comme impersonnelle et même intemporelle… Plus qu'un autre, le penseur est en proie à son propre problème, a du mal à s'en arracher, à s'ouvrir à la pensée de l'Autre. Pourtant, le sérieux, la réalité de l'histoire, et sa fécondité, sont à ce prix ».

« Et que dire des théologiens ? » poursuit-il. « Vous passerez facilement à leurs yeux pour un relativiste si d'aventure vous vous intéressez trop vivement aux étapes passées de la théologie »

Au sujet des notions Théologie et histoire de la spiritualité, il est bon de relire la leçon qu'Étienne Gilson donna sous ce titre, il y a vingt ans, à l'Institut catholique de Paris. L'auteur est aussi brillant historien que philosophe ou théologien, mais ce n'est pas sans une certaine condescendance qu'il parlait de l'histoire. On sent qu'il éprouvait alors, de manière aiguë, l'urgence qu'il y avait à replacer la vie spirituelle en sa vraie lumière. L'abus des formules vides se répandait déjà (il en cite, irrité, quelques-unes : « mystique du sport », « mystique du parti » cela l'incitait à rendre à cette vie son ressort vital. C'est dans une telle optique qu'il écrit : « Puisque cette vie n'est finalement dans l'âme qu'une communication de la vie divine, tout ce que l'on en peut dire rentre directement dans notre science de Dieu, qui est la théologie. C'est donc seulement comme partie de la théologie, et par des méthodes théologiques, qu'il lui sera possible de se constituer »

Le plus souvent, de nos jours, le mot « théologie » évoque pour le non initié une science spéculative, et ces systèmes théologiques qu'il considère avec méfiance, sans assez reconnaître qu'il s'agit là de la science par excellence, issue de la Parole de Dieu. Mais un autre aspect ne doit pas être omis : celui de la théologie pratique, vivante, apte à connaître de ce qui se passe à la « fine pointe » de l'âme, soit « un exercice direct des vertus théologales spécialement centré sur la présence de Dieu en l'homme…, l'essentiel du message patristique ».

Nous voici au cœur de la vie spirituelle, mais non encore de son histoire. De quelque manière que l'on envisage la théologie :

« L'étude de la vie spirituelle, pense Gilson, s'offre à nous comme cette partie de notre science de Dieu qui traite de la vie surnaturelle de l'âme chrétienne en société et en union d'amitié avec Dieu. Si l'on accorde ce point, la méthode à suivre dans cette étude est toute tracée. C'est celle de la théologie même, et il suffira d'en rappeler brièvement ici les principes. Telle que saint Thomas l'a conçue, sous l'influence d'Aristote, la notion de science implique la généralité de son objet. Il n'y a de science que du général »

L'historien demeure perplexe : il en viendra à se demander s'il a bien le droit d'approcher la spiritualité, l'histoire étant non science, mais connaissance, et connaissance du particulier. Mais enfin, saint Thomas lui-même ayant distingué l'histoire sainte de la science théologique, on n'éprouve nul remords à séparer aussi de cette dernière une histoire de la spiritualité qui a sa valeur propre. C'est bien là, au reste, qu'en vient Gilson, se souvenant qu'il est historien dans la suite de son exposé.

« Les certitudes particulières de l'histoire ne sont certes pas méprisables », concède-t-il, ce qui nous rassure un peu. Et il ajoute :

« La misère du particulier, et de son histoire, c'est de n'être pas objets de science; mais la grandeur du particulier, c'est qu'il existe, et l'éminente dignité de l'histoire, comme connaissance même, c'est précisément qu'elle porte sur de l'individuel concrètement existant. Or les vies spirituelles réelles sont toujours de l'individuel concrètement existant, ou, si nous les observons à travers l'histoire, de l'individuel qui a concrètement existé. Non seulement l'objet d'une telle connaissance existe, mais il est d'un prix infini, et les problèmes qui se posent à son endroit sont d'une importance incomparable… »

Voilà parfaitement situées, par un maître de la pensée française, les recherches dont le présent livre expose les résultats. C'est donc à partir de l'homme, - avec ses faiblesses, ses lacunes, mais aussi sa liberté souveraine qui, se riant des lois, lui permet de répondre en toute circonstance aux plus hautes sollicitations du Créateur -, que nous cheminerons au long de l'histoire spirituelle de la France. Poitiers, février 1964. Edmond-René LABANDE.



SOMMAIRE

Avant-propos par Edmond-René LABANDE

ANTIQUITÉ CHRÉTIENNE, par Jacques FONTAINE

Des origines à la paix de l'Église
1° Difficultés et esprit de la recherche
2° La communauté lyonnaise : la pastorale d'Irénée et les martyrs de Lyon
3° Richesses et obscurités de l'apport épigraphique

Éveil de l'originalité gallo-romaine au 4e siècle
1° Incertitudes de la spiritualité constantinienne en Gaule
2° Le témoignage d'Hilaire sur les convertis « éclairés » au milieu du siècle
3° Les débuts de l'ascétisme en Gaule : Martin et Victrice
4° Sulpice Sévère, Paulin de Nole et les convertis d'Aquitaine
5° Excès de l'ascétisme et propagande priscillianiste
6° Dévotions nouvelles
7° Résistance à l'ascétisme : défauts et bon sens des chrétiens « installés »

Spiritualité gallo-romaine au siècle des invasions
1° La crise spirituelle devant l'épreuve
2° Lérins, Hyères, Marseille : naissance de la « spiritualité provençale »
3° Ascétisme provençal et pastorale lérinienne
4° Bible et « lectio divina » dans la spiritualité du 5e siècle
5° Les formes collectives et publiques de la vie chrétienne
6° Rémanences et oppositions : lettrés et païens

II. LE HAUT MOYEN AGE

Introduction, par Jean LECLERCQ

VIE SPIRITUELLE AUX 6e-5e SIÈCLES, par Pierre RICHÉ

Vie spirituelle en Gaule méridionale au 6e siècle
1° Conditions générales
2° Caractères de la vie spirituelle des clercs
3° Spiritualité des fidèles

Vie spirituelle en Gaule franque aux 7e et 8e siècles
1° Médiocrité de la vie spirituelle des clercs mérovingiens
2° Conditions de la vie spirituelle des laïcs
3° Caractères de la vie spirituelle du peuple chrétien
4° Influence de la vie monastique

SPIRITUALITÉ MONASTIQUE DU 6e AU 12e SIÈCLE, par Jean LECLERCQ

Du 6e au 8e siècle
1° Monachisme et culture
2° Sources, thèmes et pratiques de la spiritualité

Dans l'Empire franc (8e-9e siècles)
1° Les milieux de vie chrétienne
2° Aux sources de la vie spirituelle
3° La piété carolingienne

Dans la France en formation (10e-11e siècles)
1° La réforme et les réformes
2° Cluny
3° Traits communsfrance

Le 12e siècle
1° Monachisme traditionnel
2° Monachisme nouveau : Cîteaux et Chartreuse

Ermites et chanoines réguliers
1° Érémitisme
2° Chanoines réguliers
3° Saint-Victor

VIE SPIRITUELLE DES LAICS DU 9e AU 12e SIÈCLE, par Pierre RICHÉ

A l'époque carolingienne
Aux 10e-11e siècles
Au 12e siècle

III. LES 13e ET 14e SIÈCLES, par Edmond-René LABANDE

Climat spirituel et Ordres nouveaux
1° Les hérésies
2° La lutte contre l'hérésie par la prédication. Frères prêcheurs
3° La lutte pour la réforme intérieure de l'Église. Frères mineurs
4° Développement des ordres mendiants et conséquences pour la vie intellectuelle
5° Autres Ordres nouveaux : carmes, croisiers, célestins

Écrits spirituels
1° Auteurs : bénédictins, chartreux, cisterciens, victorins, franciscains, dominicains, célestins, prêtres diocésains
2° Quelques traits de la production spirituelle

Le peuple chrétien : sa piété et lion idéal
1° Les laïcs et leur place dans la vie spirituelle
2° Principales orientations de la piété
3° Gestes pieux et vie intérieure

IV. LE 15e SIÈCLE, par Francis RAPP

Les réformes
Les grands courants spirituels et leurs promoteurs
Épanouissement des dévotions
Faiblesses

V. LE 16e SIÈCLE

1. L'HUMANISME AU DÉBUT DU SIÈCLE, par Jean-Pierre MASSAUT
1° Humanisme et théologie
2° Les humanistes éditeurs

2. LA RÉFORME DANS LE CATHOLICISME, par Michel de CERTEAU
1° Le réformisme. Recherches et tentatives (1500-1540)
1) La discipline ecclésiastique
2) « Théologie » et spiritualité
2° Une « croisade » spirituelle. Les réformes (1540-1590) .
1) Les voies de la réforme catholique
2) Ruines et renouveaux
3) Spiritualité et pastorale

3. VERS L'ÉPANOUISSEMENT DU 17e SIÈCLE (1580-1600), par Jean ORCIBAL
1° La littérature spirituelle
2° Réformes monastiques
3° Les chartreux
4° Henri III et sa cour
5° La Ligue
6° Un cercle réformateur et mystique
7° Benoît de Canfield et son « Exercice de la volonté de Dieu »
8° Les premiers écrits de Bérulle

VI. LE GRAND SIÈCLE DE LA SPIRITUALITÉ FRANÇAISE ET SES LENDEMAINS par Jacques LE BRUN

1. Sources et tendances
1° La Bible
2° Le pseudo-Denys
3° Influences rhéno-flamandes
4° L'influence carmélitaine
5° La théologie mystique
6° L'humanisme dévot
7° L'attrait de la vie religieuse et spirituelle

2. Esprit de la réforme catholique
1° L'esprit du concile de Trente (épiscopat, clergé séculier, congrégations religieuses)
2° Œuvres de la réforme (« charité », enseignement, esprit missionnaire)

3. Courants spirituels originaux
1° Saint François de Sales
2° Bérulle et le bérullisme
3° Port-Royal et le jansénisme
4° Le moralisme psychologique

4. La vie chrétienne
1° Modalités de la prière
2° Les dévotions
3° Spiritualité des états de vie

5. Mystique et antimysticisme
1° Les mystiques
2° Oppositions à la mystique
3° Permanence d'un courant mystique au 18e siècle

VII. DE LA RÉVOLUTION AU DÉBUT DU 20e SIÈCLE, par André RAYEZ

1. Du 19e au 18e siècle
1° La vitalité chrétienne dans le dernier tiers du I8e siècle
2° Période révolutionnaire
3° L'Empire
4° Auteurs spirituels

2. Tendances générales du 18e siècle
1° Courants de pensée et vie spirituelle
1) Courants de l' « humanisme athée »
2) Humanisme et romantisme chrétien
3) Renouveau intellectuel et spirituel
4) Sources spirituelles
2° Doctrine spirituelle et dévotions
1) Christocentrisme
2) Doctrine et piété mariales

3. Vie chrétienne et rayonnement des laïcs
1° Christianisme populaire
2° Des militants chrétiens
3° « Apostolat des laïcs dans le monde »

4. Spiritualité sacerdotale
1° Doctrine
2° Formation spirituelle
3° Type de pasteur : le curé d'Ars

5. Les fondations religieuses
1° Fondations à but général
2° Évangélisation de l'enfance et de l'adolescence
3° Au service des malheureux
4° Évangélisation des peuples non-chrétiens
5° Présence de la vie contemplative

6. Vie spirituelle depuis le milieu du siècle : les maîtres spirituels

7. Conclusion. Influence diffuse sur la génération de 1880 à 1914

VIII. CANADA FRANÇAIS, par Jacques LEWIS

1. Dynamisme spirituel des origines

2. Institutions fondamentales de la vie religieuse

Tendances religieuses au 19e siècle


Postface

Index onomastique



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