PENSER EN COMMUN ? UN « RAPPORT SANS RAPPORT », Editions BEAUCHESNE
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PENSER EN COMMUN ? UN « RAPPORT SANS RAPPORT »



PENSER EN COMMUN ? UN « RAPPORT SANS RAPPORT »
Isabelle ULLERN et Pierre GISEL (sous la direction de)

EAN/ISBN : 9782701020983
Nb de pages : 300 p
Année : 12/10/2015
22.00€

Jean-Luc Nancy et Sarah Kofman, deux lecteurs de Blanchot en différend.

Jean-Luc Nancy dialogue avec Maurice Blanchot sur le fil historique du communisme et d’un fondement théologique inavouable de la communauté comme étant d’emblée humaine et politique. Y a-t-il entre communisme et communion une déconstruction possible du « commun » qui restitue le tragique ? Trois interlocuteurs l’interrogent ici dans cette configuration, où c’est la « déconstruction du christianisme » qui opère l’autocritique de la modernité.
Sarah Kofman traverse et déplace le texte-Blanchot, sa pensée de l’écriture et de l’« absolu » de l’histoire, pour revenir à la parole et à la lecture « après Auschwitz ». Dans cette épreuve, l’intellectuel est le témoin contraint de dire. Parvenir à renverser cette contrainte périlleuse en « parole sans pouvoir » rouvre un pouvoir de tenir parole, laisser parler, promettre, qui seul s’oppose au « pouvoir de tuer ».
Sans spéculer, mais sans renoncer à la rigueur philosophique, ce livre appose ces deux dialogues en valorisant leur différend. Et avec Nancy lui-même, deux interlocuteurs interrogent le geste méconnu de Kofman.
Les interrogations du livre arpentent un espace pluriel négligé de l’autoréflexion culturelle marquée par la perte de la modernité – perte de l’expérience de la liberté et du temps, et perte de la confiance dans la culture. Pour frayer d’autres voies dans le rapport des sociétés contemporaines à elles-mêmes, où règnent trop uniment le présentisme, le désenchantement politique et la disjonction des sphères publiques.



SOMMAIRE

OUVERTURE
Isabelle Ullern : Penser en commun ? Un « rapport sans 
rapport »
1. Penser en commun ? De la forme dynamique
 que la question réclame
2. In-coïncidence native
3. La double rencontre : avec Jean-Luc Nancy,
et avec la voix oubliée de Sarah Kofman
4. Polymorphie du « penser en commun ». Entre forme, économie, qualité

PREMIER ACTE : ENTRE MYTHE ET POLITIQUE.
 LA  DÉCONSTRUCTION
 DE LA « COMMUNAUTÉ »
Hannes Opelz : La précipitation du désastre. Maurice Blanchot et la figure de Luther
1. La protestation de l’écriture 
2. « Se tenir à hauteur de mort » 
3. L’absence d’œuvre 
4. Résurrection de la figure 
5. Dernier constat
Réponse de Jean-Luc Nancy et dialogue : « Ici, je me tiens courbé ». Entre écriture et politique, les stances de la figure intellectuelle Tommaso Tuppini : La tragédie qui reste. Le paradigme de la communauté tragique chez Georges Bataille et Jean-Luc Nancy
1. La tragédie réprimée par la philosophie et la démocratie
2. Bataille : retrouver la tragédie, mais comment, où et pour quelle disposition ?
3. Nancy : l’exposition des singularités au monde de l’être-avec, ou ce qui reste du tragique
Réponse de Jean-Luc Nancy et dialogue : La tragédie d’une « communication » de borborygmes et de silences, inaccessible à la comédie du concept. Se tenir dans la nécessité de vivre en commun, de dire et de penser
Pierre Gisel : De la communauté au commun. Ce qui est à déconstruire d’une provenance chrétienne
1. D’où j’entre ici en dialogue et débat  2. Retour sur le politique  3. Décaler et déconstruire  4. S’ouvrir à un autre « régime de sens », non viser un « projet » alternatif
5. Déconstruction du système de la médiation en christianisme
6. Du politique, du civil et du religieux 
Réponse de Jean-Luc Nancy : Et pourtant, nous nous disons toujours quelque chose.
Lettre-réponse à Pierre Gisel

DÉPLACEMENT : « UN RAPPORT SANS RAPPORT »
Isabelle Ullern : « Penser en commun ? » Une scène polymorphe selon Sarah Kofman
1. « Penser en commun ? » À la condition de l’hospitalité, le partage des voix
2. La scène philosophique selon le philosopher kofmanien : une construction, un jeu d’enfant, un souvenir d’enfance 
3. L’économie tragique de la scène philosophique 
4. Quelle esthétique construit cette apposition chargée d’affect et de réflexivité comme scène philosophique et incluant le lecteur qui vient l’investir ?
Réponse de Jean-Luc Nancy et dialogue : « Au cœur de la vie » ? Philosopher sur le vif avec Sarah Kofman
Reprise avec Jean-Luc Nancy (modération Olivier Abel) : Contemporain à contretemps. Entre différend et proximité

DEUXIÈME ACTE : LA VOIX INATTENDUE/IN-ENTENDUE DE SARAH KOFMANN DANS LA CONVERSATION AVEC BLANCHOT
Isabelle Ullern : La voix oubliée de Sarah Kofman sur la scène philosophique des lectures de Blanchot
Ginette Michaud : « Traiter de l’intraitable ». Remarques sur la pensée de l’esthétique de Sarah Kofman dans Mélancolie de l’art
1. De la bordure entre œuvre et vie 
2. De la « survie » à la « survivance »
3. Au commencement, l’art, ...et en terminaison, l’art encore
4. D’un « reste » non relevable
5. D’un usage des citations, ou d’une répétition exposée
6. Quelle conjuration de l’angoisse
7. Post-scriptum : de quelques « restes » non relevés
Isabelle Ullern : Dire sous la contrainte/Lire vers la liberté ? La difficile leçon sur le sublime de Sarah Kofman (ou le recours à Blanchot comme à un texte-passeur)
1. Réponse à la question « Comment lire en philosophie le témoignage qui en dit l’altération irréversible ? »
2. Blanchot-Antelme, textes-passeurs. Où force la contrainte : perte de l’expérience, non expérience, expérience-limite, travail de l’expérience
Ex-cursus. À propos de l’expérience – philosophie, psychanalyse et trauma historique
3. Blanchot dans le texte kofmanien. Entre rire et suffocation, conjurer la panique et la fascination
4. Lire vers la liberté ?  Avec note d’Isabelle Ullern : Carte à Sarah Kofman, de Maurice Blanchot 

Index nominum 
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