MAURICE MARTENOT, LUTHIER DE L’ÉLECTRONIQUE, Editions BEAUCHESNE

MAURICE MARTENOT, LUTHIER DE L’ÉLECTRONIQUE

MAURICE MARTENOT, LUTHIER DE L’ÉLECTRONIQUE
Jean LAURENDEAU

EAN/ISBN : 9782701022376
Année : 2017
44.00 €

Prix de souscription 44 € ensuite 59 €

 

« Connaissez-vous beaucoup d'inventeurs d'instruments de musique ? Ceux dont l'histoire a retenu les noms se comptent sur les doigts d'une main. Jean- Christophe Denner a inventé la clarinette, Adolphe Sax le saxophone. Et puis ? On connaît des facteurs d'instruments, Stradivarius, par exemple. Mais il n'a pas inventé le violon. Alors qui ? Qui le piano ? Qui a inventé le tambour, la flûte, la harpe ? Autant demander qui étaient Adam et Ève ! »

En octobre 1980 mourait accidentellement, à Paris, Maurice Martenot, musicien, pédagogue, inventeur des ondes musicales. Trois mois plus tôt, l’auteur était allé l’interviewer à sa maison de campagne de Noirmoutier.
Ce livre relate l’histoire des ondes Martenot, instrument électronique de musique exceptionnel qui a séduit des personnalités aussi diverses que Mau- rice Ravel, Rabindranath Tagore ou Jacques Brel, et des compositeurs connus, tels Olivier Messiaen, Darius Milhaud, André Jolivet, Arthur Honegger, Edgar Varèse, Maurice Jarre, Akira Tamba – auxquels se sont ajoutés, depuis la première édition de ce livre, parmi bien d’autres, Jacques Hétu, Jonny Greenwood, ou encore Akira Nishimura.

Au-delà de la technique, c’est à une nouvelle aventure de l’âme que le lecteur est ici convié : à une rencontre du génial inventeur et rusé bricoleur qu’était Maurice Martenot – lui qui passa une grande partie de sa vie dans son atelier, qu’il avait baptisé « La Lutherie électronique ».

Cette nouvelle édition comprend un supplément évoquant les « Nouveaux luthiers de l’électronique – type Martenot », pour tenir compte des vingt-six ans écoulés depuis la première édition.

Après des études en ondes Martenot à Paris avec Jeanne Loriod et Maurice Martenot, Jean Laurendeau revient au Canada en 1965. Depuis, il a fait des tournées pour les Jeunesses musicales du Canada et donné des concerts sous l’égide d’organismes tels la Société de Musique Contemporaine du Québec, le New Music Concert, Espace Musique. Plusieurs fois artiste invité des principaux orchestres du Canada et des États-Unis, ses tournées l’ont également emmené dans divers pays d’Europe ainsi qu'au Japon.

 

 


SOMMAIRE

Témoignage de Pierre Schaeffer

Introduction

Cet instant précis où tout a commencé

Remerciements

PREMIÈRE PARTIE  L’inventeur et son invention

Prologue

– Juliette (la mère)

– François (le père)

– Le petit crocodile

– Un ange de plus

– Mère à sept ans ou la douleur des autres

 

CHAPITRE 1 : L’enfance de Maurice Martenot

– Derrière son rempart de femmes

– Naissance de Ginette

– Le destin de Madeleine Martenot

– Une enfance en musique

– La bosse de l’invention : premiers signes

– Madeleine développe une conscience pédagogique

– Les « cobayes » de Madeleine; premières classes de piano

 

CHAPITRE 2 : Adolescence

– L’anti-chemin de Damas et la fin de l’école

– Une punition et les nouveaux symptômes de la « bosse de l’invention »

– Jeux avec l’électricité et la radio

– La première guerre mondiale

– Constructeur de « bateau »

– André Gédalge

– Jeux musicaux

– Maurice appelé

 

CHAPITRE 3 : Maurice à la guerre.

– Naissance de l’idée

– Le supplice de la caserne

– La découverte du trac

– Caporal Martenot, radiotélégraphiste

– Les lampes triodes

– Un son à hauteur modifiable, pour les bénéfices de la guerre

–... et de la musique

– Le chien mexicain

– Armistice

 

CHAPITRE 4 : Gestation (les années 20)

– Le violoncelliste occupant

– Violoncelle de film

– La fin du violoncelle et les débuts d’une gestation

– L’approche Jaëll, dramatisée

– Une inconditionnelle : Renée Petit

– École de fous ?

– Sonorités merveilleuses au grenier

– Les miracles de la barre d’escalier et de la boîte à cigare

– Léon Thérémine joue devant Lénine

– Mort de François Martenot

– Mariage de Maurice Martenot et Renée Petit

– Youry Bilstin et la relaxation

– Intensification du travail de l’inventeur

– Naissance d’un premier fils, Claude

– Sur la piste d’une chose pas ordi- naire

– Les paramètres sonores

– les impondérables

– L’intensité

– La durée, les attaques

– La hauteur

– Action combinée des deux mains sur les paramètres sonores

– Les timbres

– Circuits, batterie et haut-parleur

– Un instrument monodique

– Martenot se laisse convaincre de faire un premier concert

– Avant-première pour la presse

– Et voilà tout le mercure par terre

– Plus un seul strapontin de libre

– Répétition générale à l’Opéra de Paris

 

CHAPITRE 5 : Du premier concert
au retour de la tournée mondiale (1928-1931)

– Le « jeu d’orgue »

– Horreur ! Le son est trouble

– L’Opéra, lui, n’a pas voyagé

– Maurice sent venir la catastrophe

– Toutes les lumières clignent en même temps

– Relaxation

– Orphée

Ils étaient là

– Le fantôme de l’Opéra

– Premières réactions

– Autres concerts, revue de presse

– Nouvelle épreuve à Rome

– Opinions de quelques musiciens de l’époque

– Vincent d’Indy : « un cachet d’interprétation humaine directe »

– Première œuvre originale pour ondes musicales : le Poème Symphonique de Dimitri Levidis

– Après le premier modèle, second modèle des ondes musicales : il ressemble davantage à un instrument de musique

– Troisième modèle : meilleur contrôle de la hauteur du son. On peut jouer assis

– Un peu de poudre dans un sac de peau

– Deux modes de jeux

– Oui, M. Gaveau

– Alfred Cortot et les ondes Martenot

– Quatrième modèle

– Éblouissante virtuosité

– Vibrato et justesse expressive

– Un clavier qui peut se passer de polyphonie

– Le timbre, les timbres

– Le clavier à touches mobiles séduit Léopold Stokowski

– De tournée américaine en tournée mondiale

– La traversée

– Objet inclassable

– Le clavier mobile récalcitrant

– Stokowski et les Américains

– « The inventor dœs not aim to imitate other instruments »

– Hawaï

– Le Japon

– La Chine

– Macao

– Manille

– Saigon ou le sommet de l’enthousiasme

– Singapour, Java

– Théâtres d’ombres et gamelan

– La fin de la tournée

 

DEUXIÈME PARTIE
 Vie d’un nouvel instrument de musique

CHAPITRE 6 : L’installation dans la vie (années 30)

– L’expérience Gaveau

– Principaux collaborateurs à l’atelier

– Pierre Vellones : deuxième compositeur et premier Français à écrire pour ondes

– Joseph Canteloube

– Darius Milhaud

– Le piano-résonateur

– Ginette devient ondiste

– Premier contact avec Jean-Louis Barrault chez Dullin

– Paul Claudel présente Ginette à la reine Élisabeth de Belgique

La fin du monde d’Abel Gance

– Rabindranath Tagore

– Un instrument Martenot pour la musique de l’Inde : au douzième de ton près

– L’instrument de Tagore impressionne les compositeurs français

– Adieu

– Réminiscence de Java : le diffuseur métallique

– Maurice Ravel et le cinquième modèle

– Jeune France : « un retour à l’humain »

– Arthur Honegger

– Le cas Varèse

– Jacques Chailley et les autres

– Ginette fait entrer les arts plastiques à l’École Martenot

– Simone Signoret : « comme un fou dans le jardin »

– Un troisième enfant

– Hitler. Le désordre s’organise

– L’exposition internationale de 1937

– Un orchestre de seize ondistes

– Les fêtes de nuit

– La Fête des Belles Eaux d’Olivier Messiaen

– Au « tableau de bord » d’un « orgue » fantastique

– Premières impressions, en 37, de deux futures ondistes

– La nuit de la fête

– Naissance de Colette

– Les ondes Martenot et l’Église

– F. Joliot-Curie

– La catastrophe de 1939

 

CHAPITRE 7 : De la débâcle
à la libération
(les ondes pas tout à fait muettes)

– La débâcle

– Démobilisation

– Martenot traverse à bicyclette une partie de la France

– Dépression nerveuse

– Cortot le fait venir à Vichy

– Pierre Schaeffer et Radio-Jeunesse

– Le nouveau « Jeune France »

– Maîtrise Jeune France

– Un atelier de plus : L’Orchestre Symphonique de France

– Le « train de Jeanne d’Arc »

– Sabordage de Jeune France. Maurice rentre à Paris

– Le Studio d’Essai

– Un métier relativement nouveau : ingénieur du son

–Appareil à donner des dictées de micro-intervalles

– Le Studio d’Essai et la Résistance

– Les ondes sous l’occupation : Ginette seule en joue

– Maurice attrape la scarlatine

– Shrapnels

– Doum doum doum doum

– Martenot vu par Nelly Caron à l’approche de la Libération

 

CHAPITRE 8 : Les ondes martenot et l’après-guerre

– Libération

– La vie reprend lentement son cours

– Les jurys d’audition

– Ginette, après la guerre : par dessus tout faire vivre les ondes

– 1946, Maurice devient membre du Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

– Renée donne naissance à leur cinquième enfant, Alain

– Pierre Boulez et les ondes Martenot : un flirt passager

– Le spectre en si bémol. Laurence Olivier

– La panique ou l’extase

– Olivier Messiaen démarre sa Turangalîla-Symphonie. Les Trois Talas

– Le Concerto pour ondes Martenot et orchestre d’André Jolivet

– La Palme

– Nostalgie du « piano- résonateur »

– La corde est libre

– Caisse de résonance en forme de feuille de lotus

– Timbre d’« Espace »

– Le Concerto de Jolivet, à Vienne et à Paris

– Foi et amour

– Nelly Caron, les ondes et la Méthode

– Le martenot au Conservatoire de Paris

– Jeanne Loriod

– La Méthode Martenot appliquée à la danse

– Désillusion spirituelle et refus des sectes

– La question de Louis Lumière (flash-back)

– Légion d’Honneur

 

CHAPITRE 9 : Nouveau départ (les années 50)

Création, à Boston, de la Turangalîla-Symphonie d’Olivier Messiaen

– Les œuvres qui font le plus voyager Ginette

– Ils ne prennent pas l’avion où périra Ginette Neveu

– Communication de Louis Leprince-Ringuet à l’Académie des Sciences, au sujet de la Palme

– Le répertoire s’agrandit. Tandem martenot-percussion

– Quelques chiffres

– Les chefs d’orchestre

– Maurice Jarre. La brève carrière de Simone Giclat au TNP

– Une parmi tant d’autres

– La Méthode Martenot : premières publications

– Le maître et l’ambiance

– Quarante années d’expérience

– L’apport de Nelly Caron à la Méthode

– Marcel Manière à l’« aventure des ondes Martenot »

– Où en sommes-nous ?

– Radio passive, radio active

– Le nécessaire bond en avant, sixième modèle

– La genouillère de timbres

– Martenot en 1954 : « le timbre est pour moi un élément secondaire »

– La pensée sonore

– La lutherie électronique

– Le nouveau martenot scolaire

– Autres activités d’inventeur : le clavi-harp, le stopnet

– Martenot quitte la radio

– « Pensez-y, Manière, moi aussi j’y repense de mon côté »

– Le Canada découvre les ondes musicales

– Quelques faits

– Vacances à Noirmoutier

– Ambenay

 

CHAPITRE 10 : « Ni robot ni esclave »
(années 60)

– Piloter un avion

– Sylvette Allart

– Jacques Brel

– Chanteurs et compositeurs de musique de variétés

– « Monsieur, si vous ne vous taisez pas, je vous casse la gueule »

– « Ceci n’est pas un loup ! »

– L’agressivité des ondistes

– M. Martenot, que faites-vous ?

– Le rejet du vulgaire

– Le refus du robot

– « Vous avez raison, je suis fou »

– Un disque important. Les ondes à l’École Normale de Musique de Paris

– Nouvelles œuvres au Canada et en France. Le baptême de l’avant-gardisme

– 1965 : Robert Moog invente le synthétiseur

– La petite tortue sortie de l’œuf

– Rétrospective pour mieux situer le martenot dans son siècle

– Un cousin précoce plutôt qu’un ancêtre

– Les « mammouths » de Coupleux et Givelet et de Thadeus Cahill

– Musique concrète

– Musique électronique

– Musique électroacoustique

– Pour mieux situer le martenot par rapport au synthétiseur

– Encore une fois, le martenot doit évoluer

– Des ondistes au chômage

L’étude vivante du piano

– Mai 68. « Ni robot ni esclave »

La recherche exclusive des résultats tangibles

– Accélérer un processus d’humanisation

 

CHAPITRE 11 : Transistorisation,
relaxation (années 70)

– Reste-t-il de la place pour le martenot ?

– Tristan Murail, Marie Bernard et Micheline Coulombes Saint-Marcoux : « oui »

– La transistorisation des ondes musicales, septième modèle

– Présentation du « dernier-né » à Marcel Landowski et Olivier Messiaen

– Nouvelles œuvres. L’ère des sextuors

– Encore la Légion d’Honneur

Se relaxer. Vers la sagesse à travers le mouvement

– Un dénominateur commun : la simplicité

– Le cinquantenaire des ondes Martenot

– Martenot au Concours d’ondes du Conservatoire de Montréal

– Mon projet d’écrire ce livre

– L’École Martenot a de graves problèmes

– Nous nous verrons quand même à Noirmoutier

 

TROISIÈME PARTIE Le loisir de mûrir

CHAPITRE 12 : Notre rencontre à Noirmoutier (été 80)

– Tout le gong

– Naissance de la Méthode

– Tempo préférentiel et sens rythmique

– Transposition et pensée musicale

– Le cinéma au ralenti de Mme Nouneberg

– Naissance du geste et technique

– Développement sensoriel. Associations et dissociations musculaires

– À propos de la peur...

– Sur la musique contemporaine...

– Musique et mémoire

– Martenot se lisant

– Flux et reflux

– Technique et expression

– Pour qui notre méthode ?

– Entre les mots

– Mon Journal de bord (extrait)

– Iran et spirale

– L’échelle

– Avoir et être

– « Le secret de la vie »

– Laisser mûrir

– Le laisser-faire et la crainte

– Relaxation et « kinésophie »

– Énergie première

– Énergie première et laisser-faire

– Grands virtuoses

– Le « musique de chambre »

– Plus loin que l’artisanat

– Nostalgie

– Le martenot et les enfants

– Un instrument miracle

– Un martenot polyphonique ?

– Parenthèse de l’auteur

– Avenir ouvert

– Sittèle et rouge-gorge





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